Miwon

Pale Glitter

(City Centre Offices / La Baleine)

 date de sortie

23/01/2006

 genre

Electronique

 style

Minimal / Techno

 appréciation

 tags

City Centre Offices / Minimal / Miwon / Techno

 liens

Miwon
City Centre Offices

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Si 2005 a permis d’éviter à City Centre Offices de mauvais disques (pas de Firewire ou de Christian Kleine comme en 2004), ce fut une année marquée par la relative déception ressentie à la suite des écoutes des albums de The Remote Viewer et de Porn Sword Tobacco. En revanche, le label nous proposa un très bon album de hip-hop avec le disque de Cyne et deux disques très convaincants de la part de nouveaux venus : Marsen Jules et Studio Pankow. Pour inaugurer 2006, encore un premier album avec le long-format du jeune Allemand Miwon, auteur d’un 12", déjà sur le label germano-britannique, il y a un peu plus d’un an.

De fait, on est ici en terrain plutôt connu puisque trois des quatre morceaux du maxi se retrouvent sur Pale Glitter dont le peu ragoûtant Brother Mole, énième titre d’électro-pop à la sauce allemande seulement différencié du tout-venant par une basse appuyée. En revanche, les morceaux uniquement instrumentaux tirent honorablement leur épingle du jeu par une savante assimilation d’une techno minimaliste où l’accent est mis sur une rythmique répétitive que Miwon sait illuminer d’une mélodie (Semafora, Spiralize), agrémenter de textures en mouvement (Hush), d’un ronronnement allant crescendo (le morceau-titre). Dès lors, l’Allemand échappe, la plupart du temps, au piège de ce genre de musique : le rabâchage né de cette répétition.

Mais Hendrik Krötz sait également opérer sans pulsation sourde et marquée et peut alors se diriger vers des ambiances plus éthérées où il joue sur les réverbérations (Darting Ropes, Rain or Shine) ou bien dans des contrées plus expérimentales (les craquements de Flakes, les grésillements de When Angels Travel). Mais parmi les passages les plus réussis du disque, il faut aussi compter ceux où la pulsation s’oriente vers quelque chose de plus « remuant » : à ce titre, les deux derniers morceaux du disque (Vertizontale et Tempo Woman) sont très probants, mariant volonté dansante et travail sur les sonorités utilisées (réminiscences 80’s, inflexions métalliques, batterie synthétique).

En définitive, on obtient donc un disque suffisamment varié pour satisfaire la plupart des amateurs de musique électronique malgré quelques faiblesses et scories inhérentes à tout début de « carrière ».

François Bousquet
le 22/01/2006

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