(Expanding Records / Import)
27/03/2006
Electronique

Duo australien, Miller & Fiam (Dave Miller et Harry Hohnen) signe son premier album, paraissant sur Expanding dans la foulée du très convaincant disque de Modern Institute.
Développant une musique à mi-chemin entre electronica et minimal techno, les Australiens mêlent également apports synthétiques et instruments réels : caisse claire frappée de balais et contrebasse sont ainsi régulièrement utilisées de même que, de manière moins fréquente, un piano vient poser quelques accords (Armchair) ou se fait plus proche d’un certain free jazz (Too Often). À d’autres moments, ce sont coups sourds sur des toms et nappes flirtant avec le larsen qui sont juxtaposés (Wise Coward). Quand des rythmiques digitales sont convoquées, elles demeurent relativement caressantes, prenant gracieusement place à côté des autres éléments, ou optent pour une approche plus industrielle (craquements, grattements, frottements) venant subtilement faire le pendant d’un clavier répétitif (Thousand Francs).
Tout à fait intéressant dans son hétérogénéité (Martino’s évolue même dans une ambiance electronica-jazz avec batterie soyeuse, vibraphone et la guitare déliée de Matt Roesener), synonyme ici non d’absence de ligne directrice mais plutôt de renouvellement permanent, on regrettera toutefois, de manière plus générale, le choix de la brièveté pour Modern Romance. En effet, l’album dure quarante minutes pour treize pistes, soit des morceaux oscillant autour de trois minutes trente : bien trop court pour pleinement pénétrer des titres qui auraient requis une certaine durée afin de mieux en apprécier toutes les caractéristiques. Néanmoins, Miller & Fiam signe ici un premier long-format tout à fait intéressant, symbole, à l’image de l’album de Modern Institute, de la volonté d’Expanding de sortir du pré carré de l’electronica mélodique.
le 20/04/2006