Barbara Morgenstern

The Grass is Always Greener

(Monika Enterprise / La Baleine)

 date de sortie

22/04/2006

 genre

Electronique

 style

Pop

 appréciation

 tags

Barbara Morgenstern / Monika Enterprise / Pop

 liens

Barbara Morgenstern
Monika Enterprise

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Après la petite déception (déception surtout par manque de surprise) provoquée par Nichts Muss, et sa collaboration avec Robert Lippok, l’Allemande nous revient avec un nouvel album solo, tout en restant fidèle au label Monika Enterprise.

Pour le coup, au niveau surprise on sera ici bien servi. S’ouvrant par le morceau titre, ce nouvel album marque un changement certain, tout en étant dans la lignée de ses précédents travaux. The Grass Is Always Greener est une évolution, juste une légère bifurcation dans la carrière de cette artiste. Le changement majeur se situe au niveau de l’instrumentation, avec un piano très présent tandis que d’autres claviers servent d’accompagnement dans des tonalités guère éloignées. Les rythmiques quant à elles font de plus en plus appel à une vraie batterie. L’ambiance qui s’en dégage est beaucoup plus aérée, beaucoup plus légère en comparaison à Nichts Muss et à une production étouffante façon Stefan Betke.

Doux, léger, ce nouvel album semble traduire les petits bonheurs tout simples de la vie. Parfois sautillant (on imagine une foule se déplaçant en accéléré sur le très beau The Operator), au charme rétro et décalé (orgues et rythmique qui crachotent sur Unser Mann Aus Hollywood), mais on n’échappe pas à quelques chansons anodines (Das Schöne Einheitsbild, Alles Was Lebt Bewegt Sich). Le bilan reste toutefois positif, l’Allemande s’est très bien adaptée à l’utilisation du piano produisant une pop entraînante sur Ein Paar Sekunden, et parvient à se renouveler tout est restant fidèle à cette nouvelle "formule". On retrouve quelques très beaux instrumentaux un peu plus contrastés, à la construction un peu plus complexe (Juist, Die Japanische Schranke), ou une voix réduite au murmure (Mailand).

Pour finir, apparaît ce dont on se doutait tout au long de l’album, à savoir un véritable mélange post-rock/électronique. Il y a un an, Barbara Morgenstern produisait Tesri avec Robert Lippok, et ce nouvel album est à considérer comme un croisement entre les productions solo de l’Allemande et cette collaboration avec Monsieur To Rococo Rot.

Fabrice ALLARD
le 26/04/2006

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