(Lux Nigra / Import)
06/03/2006
Electronique

Arovane / Artificial Duck Flavour / Claro Intelecto / Lux Nigra / Modeselektor / Multipara / No Movement No Sound No Memories / Pole / Zorn
Réunion de deux 12" (le premier paru en 1999, le second en même temps que ce CD), Removed/Acetate ne comprend que trois morceaux originaux de No Movement No Sound No Memories, ce duo formé par Michael Zorn et Thaddi Herrmann. À côté de ces titres, dix remixes sont proposés, nous permettant de retrouver la fine fleur de l’electronica.
Place, en premier lieu, à Removed, sa techno minimaliste à structure répétitive et nappes vrombissantes. Arovane en conserve le beat métronomique tout en lui adjoignant une rythmique plus fine, d’une part, et les textures bourdonnantes pour installer une mélodie claire, d’autre part. Très réussi, ce remix par Uwe Zähn pourrait presque se confondre avec un de ses titres "personnels". Après un morceau moins convaincant où No. 9 fait dans l’arythmique et l’anxiogène, on retrouve Multipara (label manager de Lux Nigra) dans une atmosphère peu éloignée (portes métalliques qui se ferment, respiration haletante, bruits de course) mais avec un travail plus spécifique apporté aux rythmiques, envisagées via des sonorités semblables à des rafales de mitraillettes. Dans la continuité, Pole conserve ces fondations en en réduisant toutefois un peu la voilure et intègre ses traditionnels "vents électroniques" et pulsations quasi-dub que l’on retrouve sur la plupart de ses productions. Enfin, Artificial Duck Flavour clôt cette première moitié dans une ambiance à la fois industrielle et proche du dub, elle aussi.
En guise d’intermède, avant d’arriver à la seconde moitié du disque, No Movement No Sound No Memories nous propose Fabric, morceau dub-house assez efficace. Acetate opère dans un climat plus IDM avec superposition de couches rythmiques. Ajoutant des sonorités aquatiques, DJ Maxximus déstructure également le beat pour un résultat correct. Tirant le morceau vers le hip-hop, Something J et Bill Youngman incorporent voix caractéristiques et rythmiques hachées. Désireux d’aller vers des ambiances plus "joyeuses", James Din A4 utilise des sonorités un peu cheap, type Casio, qui ont le mérite de trancher avec le reste du disque, tandis que Modeselektor entasse les pistes rythmiques à des fins sautillantes. Pour terminer l’album, Claro Intelecto débute par une plage ambient avant d’intégrer plusieurs strates cadencées ; résultat le meilleur titre du disque avec le remix d’Arovane.
le 28/04/2006