(Expanding Records / Import)
18/12/2006
Rock

Pour sa dernière sortie de l’année 2006, Expanding nous propose le premier album du trio Oblong, au sein duquel on retrouve Ben Edwards (Benge), accompagné de Dave Nice et Sid Stronach.
Les notes de pochette indiquant la liste des instruments utilisés (contrebasse, guitare, guitare acoustique, piano, Rhodes, synthétiseurs) laissaient augurer d’un disque très éloigné de l’electronica mélodique à laquelle Benge nous a habitués. De fait, malgré l’emploi de quelques machines et laptops, la musique d’Oblong est majoritairement acoustique, sorte de post-pop atmosphérique à haute teneur évocatrice. Petites mélodies de guitare en bois, accords de piano, délicate batterie programmée : l’ambiance est effectivement apaisée, propre à la divagation sans pour autant rien céder sur la qualité. A cet égard, l’intégration sur quasiment tous les morceaux de petits tapotements ou de mini-crépitements permet à la musique des Anglais de ne pas se limiter à de simples vertus décoratives.
Développant par moments des mélodies plus identifiables (Tintinhull et sa guitare acoustique grattée, Episcopi et sa contrebasse caressante, les arpèges d’Orcheston), Oblong démontre alors qu’il maîtrise tout aussi bien le côté purement organique de sa musique. Toutefois, le trio force parfois un peu trop la dimension bucolique de ses compositions en rajoutant quelques bruits d’eau ou de pluie un rien superflus (la pochette tout de vert parée et présentant la victoire de la végétation sur l’automobile nous renseignait déjà sur ces visées).
Pour autant, on tient là un très bon disque qui vient clore de manière probante une année 2006 où Expanding se sera aventuré bien au-delà de l’electronica mélodique (si on met de côté la compilation reprenant les 7"s) pour de belles réussites dans l’ensemble (surtout les albums de Modern Institute et Orla Wren).
le 21/12/2006