Textile Ranch / Charles Atlas

s/t (EP)

(Static Caravan / Import)

 date de sortie

22/01/2007

 genre

Electronique

 style

Electronica / Post-Rock

 appréciation

 tags

Charles Atlas / Electronica / Post-Rock / Static Caravan / Textile Ranch

 liens

Charles Atlas
Static Caravan
Textile Ranch

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Attendu de longue date, ce split EP entre Textile Ranch (le projet solo de Glen Johnson de Piano Magic) et Charles Atlas (dont on avait pas de nouvelles discographiques depuis deux ans et demi) est enfin sorti par Static Caravan, label attaché aux deux projets, les ayant déjà accueilli en son sein.

Débutant par quatre titres de Textile Ranch, le disque nous permet de retrouver l’electronica de l’Anglais. La présence de la voix de Suzanne Bauszat sur Murderer/Gardener tire le morceau vers une électronique-pop gentiment langoureuse tandis que sur les autres pistes, c’est une musique légèrement sautillante qui est mise en place à la grâce de petites rythmiques soutenues (Bear is Ours) ou davantage tournée vers le ludique (We Both Hurt Our Heads). Bien troussée, la musique de Textile Ranch nous semble toutefois manquer d’une certaine profondeur, comme si elle demeurait trop superficielle pour véritablement nous toucher.

À l’inverse, Charles Atlas a su, tout au long de son parcours, nous passionner par sa capacité à mêler, à son post-rock, des influences très diverses. Cette fois-ci, les Californiens, toujours réunis autour de Charles Wyatt, intègre un piano qui, par sa mélancolie un peu surannée, vient établir un intéressant dialogue avec la guitare réverbérée. Quand, à la moitié du long Oakland, une pulsation synthétique est utilisée, conjuguée à l’apparition de légers larsens, les mélodies du début du morceau disparaissent peu à peu pour laisser place à un travail sonore plus complexe. Œuvrant dans des climats plus vaporeux, Genova bénéficie de la présence combinée d’un piano électrique et d’une rythmique métronomique pour se faire plus suave, même si, du coup, le morceau flirte avec un smooth-jazz émollient. Quoiqu’il en soit, on ressort du EP ravi d’avoir entendu de nouvelles compositions du trio états-unien dont on avait craint, un temps, qu’il ne se fût séparé.

François Bousquet
le 01/06/2007

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