(City Centre Offices / La Baleine)
12/03/2007
Electronique

Pour son second album sous l’alias Springintgut, Andreas Otto, déjà croisé au violoncelle sur le Summer Kling de F. S. Blumm, trouve refuge chez City Centre Offices pour un disque d’électro-pop assez frais.
Effectivement, les mélodies proposées par l’Allemand se veulent plutôt légères et agréables, nous emmenant pour des virées enjouées que suggèrent le titre et la pochette avec ce grand huit à l’abandon mais qui semble prêt à resservir d’un jour à l’autre. Pour autant, et c’est assez heureux, on ne tombe jamais ici dans les défauts de l’électro-pop : point de mélodie dégoulinante de facilité, recours à la voix ultra-limité (seule la Japonaise Kazumi, qu’on trouvait déjà sur l’album Lilies d’Arovane, intervient sur un titre), absence de rythmiques poum-poum-tchack, etc…
Plus encore, Andreas Otto peut même se permettre d’utiliser le violoncelle comme instrument de base pour un morceau (Precastor) ou d’offrir un titre dub lo-fi avec une basse bien présente, une pulsation sourde, quelques battements de cymbale métronomiques et une ambiance limite inquiétante (Damokles). Aussi intéressant dans ces passages qu’il était sympathique dans le début du disque, Springintgut va enchaîner avec un morceau plus laid-back au titre approprié (A Few Words On Bright Nights) ou un autre plus electronica-ambient (Everything in Focus) dévoilant ainsi une palette nettement plus étendue que ce qu’on imaginait après les premiers titres d’un album assez convaincant en définitive.
le 25/06/2007