Ölvis

Bravado

(Resonant / La Baleine)

 date de sortie

19/02/2007

 genre

Rock

 style

Pop / Post-Rock

 appréciation

 tags

Ölvis / Pop / Post-Rock / Resonant

 liens

Resonant

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Pour son troisième album, toujours sur Resonant, Örlygur Þór Örlygsson reprend les ingrédients de ses deux premiers long-formats : instruments réels, habillage pop marqué cependant par quelques incursions plus aventureuses, ambiance bucolique avec influences post-70’s marquées.

Comme sur The Blue Sound, la pochette ne donne pas spécialement envie de rentrer dans le disque avec cet amas de couleurs, ces gros caractères et ce collage plutôt immonde. Mais, passé ce premier obstacle, on pénètre dans le disque pour retrouver des morceaux où le chant est encore plus présent qu’auparavant, à ceci près que l’Islandais a cette fois-ci opté pour sa langue natale au lieu de l’anglais. Pas forcément très marquante, la voix d’Ölvis se fait parfois même limite pénible (Go Ape) et invite alors à se concentrer sur les partitions instrumentales. Pas vraiment de surprise de ce côté-ci avec cette volonté, qui apparaissait déjà sur les enregistrements passés, de « faire hypnotique et psyché ». Se concrétisant par une utilisation trop appuyée d’accords de synthés, d’orgue, d’effets « stroboscopiques » et de vocalises, couplée à une invocation massive de l’esthétique 70’s, cette ligne de conduite finit par rendre quasi-désagréable une écoute qui jusqu’alors était plutôt distraite (War Chant et Merge with the Infinite en sont le caricaturaux symboles).

Dès lors, après trois albums, il s’agit de tirer un premier bilan de la carrière d’Ölvis : trois disques assez proches les uns des autres, des intervenants de qualité (Orri Páll Dýrason et Georg Hólm de Sigur Rós respectivement à la batterie et à la basse, María Huld Markan Sigfúsdóttir d’Amina au violon) et une signature sur un label aux choix très souvent judicieux. Pourtant, la musique de l’Islandais se révèle loin d’être passionnante, oscillant entre la citation insistante, la démonstration irritante et la surenchère insignifiante (les orgues de Vincent Price). Pas sûr du tout, par conséquent, qu’on se plonge dans les futures sorties d’Ölvis.

François Bousquet
le 24/06/2007

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