Domotic - Múm

 date du concert

04/06/2002

 salle

Nouveau Casino,
Paris

 tags

Domotic / múm / Nouveau Casino

 liens

múm
Nouveau Casino

 dans la même rubrique
05/12/2025
Ryoji Ikeda : Ultratonics
(Philharmonie de Paris)
20/11/2025
Eli Keszler / Tatiana Paris
(Dynamo)
19/11/2025
múm
(Trabendo)
15/11/2025
Disiniblud
(Petit Bain)

Voici une affiche que l’on attendait impatiemment, dès l’annonce du concert de Múm. Plus tard, apprendre que Domotic serait en première partie fut un enchantement puisque le premier album de Stephane Laporte est tout simplement excellent.

Beaucoup de monde ce soir au Nouveau Casino, sûrement pour les deux artistes présents puisqu’ils ont tout deux bénéficié d’une presse à leur avantage.
On commence avec Domotic que l’on s’attendait a voir seul derrière un ordinateur portable. Grosse erreur puisque c’est trois musiciens qui sont présents, deux aux machines tandis que le dernier joue les petites mélodies pop à la guitare. C’est bien là le problème : non pas la guitare, mais cette pop instrumentale mise en avant au détriment de tous les grésillement et petits clicks que l’on trouve sur l’album.
Les mélodies paraissent ici bien fades et la longueur des morceaux nous fait frôler l’ennui. C’est un peu trop simple, pas très excitant mais de bonne facture si on classe cette prestation au rayon ambient-lounge. Malheureusement ce style se prête mal à une écoute debout dans une salle de concert. N’ayant jamais vu d’autres concert de Domotic, on se demandera si celui-ci n’avait pas été spécialement préparé pour une première partie de Múm !!

Finalement les islandais de Múm prennent place, et pour l’occasion ils sont cinq sur une scène bien remplie : batterie au fond, claviers de part et d’autre avec les laptops sur la droite. Il reste juste un peu de place au centre où ils passeront à tour de rôle avec violoncelle, melodica, guitare, accordéon ou plus simplement au chant.
Violoncelle grinçant pour commencer, accompagné d’un souffle vrombissant puis rejoint du melodica et quelques notes de piano pour l’extrêmement calme Finally We Are No One enchaîné, comme sur leur nouvel album avec The Land Between Solar Systems, on ne peut plus mélancolique.
C’est alors un tonnerre d’applaudissements qui se fait entendre, mais le groupe commence déjà à jouer le titre suivant qui n’est autre que leur nouveau single, visiblement très attendu, Green Grass of Tunnel, plus enjoué mais tout en retenue. C’est très joli mais on préférera un titre comme Smell Memory, extrait de leur premier album et qu’ils ont visiblement joué de nombreuses. La batterie donne un relief nouveau, les sonorités sont plus variées. Quelques passages seront également particulièrement intéressants, quand ils expérimentent des choses nouvelles, qu’ils sortent de leur territoire mélodique sur les intros notamment. Please Sing my Spring Reverb (un titre un peu a part puisque sorti sur un album de remix paru chez Morr Music) s’inscrit dans cette même lignée.
Bien sur, ils ne pouvaient pas nous abandonner comme ça, sans un rappel. Ils nous ont d’ailleurs gâté puisque c’est The Ballad of the Broken Birdie Records qui remplit se rôle.
Au final ce fut un concert fantastique, tout en finesse, un jeu nuancé et plein d’émotion. Un groupe qui n’a déjà plus rien a prouver.

Fabrice ALLARD
le 19/06/2002

À lire également

Kumisolo
My Love For You Is A Cheap Pop Song
(Active Suspension)
V/A
Effervescence Manifeste
(Collectif Effervescence)
06/04/2023
Festival Variations (…)
(Ateliers de Bitche)
múm
Early Birds
(Morr Music)