(Cactus Island Recordings / Import)
21/05/2007
Electronique

Sept mois après son CD-R 3", c’est logiquement sur Cactus Island qu’Yvat nous propose son long-format, paraissant dans le format plus habituel du CD avec boîtier digipack. Alors qu’on avait du mal à discerner la véritable personnalité du Roumain sur son EP, on espère que le long-format viendra balayer ces quelques réticences.
Tout débute très traditionnellement avec une electronica mélodique de facture on ne peut plus classique : ligne mélodique claire, rythmiques précises et au son légèrement « crunchy », ambiance gentiment mélancolique et ensemble immédiatement prenant (Malm, Seiches 2, Arch). Mais, ainsi qu’on l’avait remarqué à l’automne dernier, Yvat est également capable d’assombrir le propos par le biais de sonorités plus aiguisées (Neume) ou plus industrielles (Facet). Dès lors, si, pris isolément, chaque morceau ne marque guère, l’alternance de titres mélodiques et de morceaux plus « durs » compose un album plutôt plaisant.
Plus encore, quand les deux veines du disque sont réunies sur le même titre, conjuguant sonorités métalliques et dimension mélodique, le musicien roumain se fait vraiment probant (Graft, Preen). Pour autant, considéré dans son intégralité, Tear Duct ne parvient pas à se démarquer du niveau moyen des albums electronica ; pas un mauvais disque, non, juste le énième disque opérant dans un registre déjà bien ratissé.
le 28/08/2007