(Skam / La Baleine)
18/06/2007
Electronique

Bola / Electronica / Skam
Après la ressortie l’an passé de Shapes, place au quatrième véritable album de Bola qui, à l’instar de ses prédécesseurs, paraît logiquement sur Skam. Alors qu’on restait sur l’excellente impression de Gnayse, on avait hâte d’écouter à quoi allait ressembler la nouvelle production de Darrell Fitton.
Séduits par la capacité du musicien anglais à sortir du strict schéma de l’electronica typée Skam sur son long-format de 2005, nous sommes un peu déçus de constater qu’ici, le recours aux rythmiques appuyées et sonorités métalliques se fait plus fréquent. Pour autant, Bola conserve cette aptitude à marier gracieusement ces éléments avec des nappes plus enveloppantes (Noop), à proposer des contenus finement digitalisés (Waknuts) ou à offrir des mélodies tout à fait délectables (Rainslaight). Il n’empêche qu’on ne peut éluder qu’il y a là comme un retour à une certaine forme de classicisme de la part du Britannique là où Gnayse proposait une évolution, certes vers quelque chose de plus sombre, mais qui s’avérait tout à fait probante.
Ici, ce sont donc superpositions de rythmiques traditionnelles et de mélodies très classiques, incorporations de notes plus légères provenant d’un piano électrique, jeu réduit sur la stéréo et gamme de sonorités plutôt limitée. En ce qui concerne les atmosphères mises en place, rien de particulièrement novateur non plus avec plusieurs passages anxiogènes plutôt bien exploités (Diamortem) et, moins souvent, des moments plus légers. Par conséquent, s’il ne s’agit pas d’avancer que Kroungrine est un mauvais disque (Bola se situe toujours quelques coudées au-dessus de tout artiste electronica moyen, cela va sans dire), on ne peut qu’éprouver une réelle déception à l’écoute de ce nouvel album.
le 13/09/2007