Hanna Hartman

Ailanthus

(Komplott / Metamkine)

 date de sortie

00/03/2007

 genre

Electronique

 style

Expérimental / Musique Concrète

 appréciation

 écouter

Att fälla grova träd är förknippat med risker (extrait Flash)

 tags

Expérimental / Hanna Hartman / Komplott / Musique Concrète

 liens

Komplott
Hanna Hartman

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Hanna Hartman est une artiste suédoise vivant actuellement à Berlin. Il s’agit ici de son troisième album, et deuxième à paraître chez Komplott, dans un format plus proche du mini album puisque Ailanthus ne comporte que 4 pistes pour un peu moins de 30 minutes.

Ne connaissant pas Hanna Hartman avant ce disque, on découvre ici une artiste sonore au travail complexe, fait de collages de sons enregistrés. Il s’agit très clairement de musique concrète, avec des sonorités réelles prises dans la vie de tous les jours, agencées de manière abstraite. Le premier titre nous fait d’abord penser à Maja Ratkje avec ses bruitages vocaux, souffles, chuintements, une pomme croquée qui se mêle bientôt au crépitement du feu. Chaleureux et inquiétant à la fois, c’est un peu Hanna à la ferme avec ses bruits d’animaux, portes qui grincent, coup de marteau sur du métal (fer à cheval ?), hennissement, avec parfois une surprenante bribe mélodique, fanfare, quelques cordes frottées, une note de piano. Plus bucolique, Wespen Vesper nous amène au grand air : gazouillis et vols d’insectes, grognement d’une vache, mélodie fredonnée, chants d’oiseaux, avec ici une certaine recherche de construction rythmique, uniquement basée sur le tempo des collages et la brièveté de certains sons qui deviennent percutant. Quelques cordes mêlées aux vaches ajoutant ici ou là une certaine fragilité à cette musique.
La deuxième moitié de l’album s’avère un peu plus facile d’accès, à moins que ce soit la récurrence des éléments qui fait que l’oreille de l’auditeur s’habitue à ce nouvel univers. Plåtmås est assez régulier dans sa composition, alternant cri de mouettes, croquages de pomme de violents coups métalliques. De cette alternance se dégage une certaine régularité, semblant former une rythmique contemporaine. Si la forme est assez similaire, Musik För Dansstycket Jag Glömmer Bort se prolongeant sur près de 7mn, c’est plus une fable que l’on nous raconte ici qu’un tube formaté. Les éléments s’enchaînent, les rythmiques se construisent de manière originale, il y règne un certain mystère, des silences, des poules dans un champ de clicks’n cut acoustiques.

D’abord difficile a appréhender, Ailanthus s’avère être un disque auquel on s’attache finalement assez rapidement. Et comme il semblerait que le reste de la discographie de l’artiste soit un peu plus facile d’accès, on ira certainement piocher dans ses précédentes oeuvres (en particulier son Longitude / Cratere) afin de prolonger cette découverte.

Fabrice ALLARD
le 29/11/2007

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