(Miasmah / Import)
24/09/2007
Rock
Ambient / Expérimental / Folk

Ambient / Expérimental / Folk / Gultskra Artikler / Miasmah / STUD
Après un premier véritable album paru il y a un an et demi sur Lampse, c’est sur Miasmah que sort le nouveau long-format de Gultskra Artikler, à présent réduit à un seul membre (Alexey Devyanin, alias STUD) après le départ de Dmitry Garin.
Si, au sortir de Pofigistka, on éprouvait quelques difficultés à caractériser la musique des Russes (post-rock ? ambient ? expérimentale ?), on est d’autant plus surpris par l’écoute de Kasha Iz Topora. En effet, des sonorités toutes plus étranges les unes que les autres (percussions métalliques, bribes de nappes, textures hésitantes, cordes brinquebalantes, bruit de porte qui grince, piano martelé) y sont entremêlées pour un résultat assez déroutant, à la fois légèrement inquiétant et un peu mystique, puisant aux confins de la musique tzigane et du free-folk. Pas inintéressant sur quelques morceaux, l’ensemble peine pourtant à convaincre sur la durée d’un album (qui, a fortiori, dépasse l’heure avec ses dix-huit morceaux), empêchant l’auditeur de vraiment percevoir la ligne directrice d’un disque qui nous donne l’impression de nous filer entre les doigts au moment où on allait en appréhender les implications (au reste, la relative brièveté des titres – autour de trois minutes trente de moyenne - n’aide en rien).
Dès lors, on a du mal à pleinement profiter de Kasha Iz Topora et on est plutôt conduit à apprécier certaines pistes de manière isolée : Samouchitel, son arrière-plan bourdonnant et sa petite guitare détachée, Krovinka Moya, sa nappe ondoyante et ses hululements fantomatiques, Votpusk et son atmosphère joliment bucolique, Vechnost et ses instruments (cymbale, guitare) aux accents jazz. Concluants, ces morceaux restent quand même minoritaires au sein d’un album qui peut toutefois charmer par son caractère insaisissable.
le 13/12/2007