Limmat

Municipal 44

(C0C0S0L1DC1T1 / Potemkine)

 date de sortie

02/04/2007

 genre

Electronique

 style

Electronica / IDM

 appréciation

 tags

C0C0S0L1DC1T1 / Electronica / IDM / Limmat

 liens

C0C0S0L1DC1T1

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Si C0c0s0l1dc1t1 s’est assez rapidement forgé une identité, clairement arty avec son souci constant de marier son et image dans des projets souvent très ambitieux. C’est aussi un label qui sait surprendre avec de temps à autre des artistes, un son, que l’on ne pensait pas trouver ici. On avait déjà été surpris par la collaboration entre Battery Operated et Made (artiste signé chez Skam), et c’est aujourd’hui Limmat, un duo inconnu aux tempi soutenus qui se livre au doublé son et image.

Limmat est composé de deux artistes, l’un musicien (Ian Heywood), l’autre vidéaste, qui trouve donc logiquement sa place chez C0c0s0l1dc1t1 malgré une musique moins expérimentale que d’accoutumée pour ce label. On aborde les choses en douceur avec une rythmique dense et aquatique, lente mélodie de basses, fourmillement de petits bruitages. On passe aux choses sérieuses avec firstelectro qui sert de transition, débutant par une rythmique concassée et hésitante qui s’éclaircit petit à petit pour un final plus up-tempo aux basses très marquées. A partir de kolab112, on est véritablement dans le vif du sujet, avec des rythmiques fermes et régulières, de temps à autres perturbées par quelques cassures, parfois même sautillantes (chin manipulation), un apport de nappes et mélodies des plus abordables, que l’on qualifierait de Plaid épileptique (mélodies et sonorités soyeuses, mais en version pointilliste et soutenue), le tout parsemé de divers bruitages rendant le tout plus expérimental qu’il n’y parait, voire même très complexe dans la composition ou le bidouillage sonore.
Passé la rythmique limite tech-house de commonland6b, et les boites à rythmes oldies de shitd, on retiendra deux titres en particulier. Tout d’abord junkfood pour son équilibre rythmique et mélodique qui le place à mi-chemin entre techno et electronica (superbe mélodie), puis citrus qui pourrait faire un carton si un ado s’en servait pour danser de la tecktonik sur YouTube. Un véritable tube teinté dark-clubbing à la rythmique savament taillée et aux nappes de basses planantes.

On passe ensuite au DVD signé Graham Clayton-Chance accompagné de nouvelles musiques de Ian Heywood. Quatre vidéos sont présentes, la dernière étant une version condensée de la première. On trouve ensuite des copies d’écran à regarder sous forme de slideshow, puis des explications sur le travail réalisé et les crédits. La première et principale vidéo (16 minutes) intéressera principalement les (futurs) architectes puisqu’elle est construites d’après des photos de batiments de style brutaliste (1950-1970). Les façades sont découpés puis réutilisées dans cette vidéo, nous rappelant le travail 3D > 2D des Designers Republic. On trouve ensuite un court métrage dans lequel une jeune femme fait corps avec la ville, puis un dernier film d’animation reprenant des éléments d’architecture, combinés de façon plus abstraite, monochronome et à notre goût nettement plus réussi.

Municipal 44 a beau combiner CD et DVD, c’est le CD qui retiendra principalement notre attention, le DVD ne faisant que figure de bonus.

Fabrice ALLARD
le 31/12/2007

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