Cocoon : "We Need a Volunteer"

 date du concert

13/12/2007

 salle

Le Cube,
Issy-Les-Moulineaux

 tags

Cocoon / Le Cube

 liens

Cocoon
Le Cube

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On découvrait Cocoon, projet solo de Christophe Demarthe, il y a trois ans aux Voûtes, aux côtés de Sylvain Chauveau et Frédéric Nogray. Il enchaîne très rapidement avec un deuxième album (More Violent Days Are to Come) et fait une pause pour ressusciter Clair Obscur, menant actuellement de front les deux projets. N’ayant suivi que de loin l’activité de Cocoon depuis ce concert, ne voyant pas vraiment d’actualité autour de l’artiste, nous n’avions jamais renouvelé l’expérience live. Ce passage au Cube isséen, à deux pas de chez nous, était l’occasion de voir comment Cocoon évoluait.

C’était aussi l’occasion de revenir au Cube après une première expérience décevante. En fait, pas vraiment de changement, le lieu n’est pas fait pour proposer des spectacles et que ce soit l’ambiance, l’accueil, tout nous met mal à l’aise, tout sonne faux dans ce centre dédié aux arts numériques. En prennant place, deux personnes s’asseyant à nos côtés lanceront un "C’est pas super rock’n roll !!" fort à propos.
Mais passons, et revenons plutôt à Cocoon qui se présente en anglais... c’est bref, concis, on n’y prête pas trop d’attention. On ne se rappelle pas si en 2004 le spectacle s’appelait déjà "We Need a Volunteer", mais les premières minutes nous laissent à penser que l’on va voir a peu près la même chose. L’artiste se moque des laptopeurs, et en même temps un peu de lui-même, derrière son laptop, à diffuser une musique électronique expérimentale, pendant qu’à l’écran des messages annoncent que c’est chiant de regarder un mec derrière un laptop. En ce qui nous concerne, l’effet de surprise n’est plus là, mais ca fait toujours effet la première fois, créant immédiatement quelques réactions amusées dans la salle. Les titres s’enchaînent dans des styles très différents, une fois plus expérimentale, la suivante plus dansante et efficace comme pour faire une pause plus légère. Et là Christophe Demarthe se met de nouveau à parler en anglais, français, anglais, se mettant dans une situation délicate, d’ailleurs critiquée par deux voisines derrières nous. Des messages invitaient des membres du public à participer, une jeune femme, un jeune homme, pour danser sur scène, jouer avec Cocoon. Contrairement à il y a trois ans, une jeune femme se porte volontaire, mais difficile de dire s’il s’agit d’une véritable nouveauté ou si déjà en 2004 Cocoon était prêt à gérer cette situation. Comme le spectacle tourne assez régulièrement autour du fétichisme, et en référence à la pochette de son premier album, Christophe Demarthe nous propose d’emballer cette jeune femme dans du papier cellophane, proposition un peu appuyée - et donc interaction un peu faussée - par les projections, et largement acceptée par le public, mais également par la victime consentante.
Applaudissements une fois celle-ci libérée, retour au concert avec le magnifique The Mouse And The Cat, superbe titre ambient lumineux extrait de son deuxième album More Violent Days Are To Come , puis on retrouve la séquence lors de laquelle une jeune femme lit un extrait de Histoire de l’oeil de Georges Bataille (séquence qui n’est en fait pas improvisée !). Enfin, une petite nouveauté qui fonctionne pas mal, toujours sur le registre de l’ironie, où Cocoon nous fait part de potentiels retours ou attentes du public, lui demandant de jouer quelque chose d’un peu moins expérimental, plus enjoué, dans lequel il nous parlerait un peu de lui. S’ensuit alors l’électro-rock endiablé de Cat Killer, masque de Catwoman sur la tête, et une jeune femme en tenue cuir/latex à la guitare. On terminera avec une critique du groupe Accor que l’on avait déjà pu apprécier en 2004.

Pour qui a déjà vu Cocoon en concert, peu de surprises donc. On reconnaîtra qu’il s’agit d’un peu plus que d’un simple concert puisque musique, projection et interaction avec le public forment un tout, une oeuvre a part entière qui est, et restera sûrement à l’état de "work in progress". Pour ceux qui ne connaissent pas encore, la surprise devrait être intacte.

Découvrir Cocoon en vidéo et en live :
 Foyer : film de Christophe Demarthe avec The Mouse and the Cat pour bande son
 CatKiller : live en Pologne (2004)

Fabrice ALLARD
le 30/12/2007

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