Jodi Cave

 date du concert

11/02/2008

 salle

Cave Saint-Sauveur,
Paris

 tags

Cave Saint-Sauveur / de bruit et de silence / Jodi Cave

 liens

Jodi Cave
Cave Saint-Sauveur
de bruit et de silence

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Arpentant les routes européennes pour une tournée d’une quinzaine de jours, Jodi Cave faisait escale à Paris, à la Cave Saint-Sauveur, lieu situé au sous-sol d’une boutique de poterie, verrerie, savonnerie et arts de la table du très bobo quartier Montorgueil. C’est dans cette petite salle voûtée (cinquante personnes peuvent y tenir, tout au plus), ancienne partie du cloître de l’Abbaye Saint-Sauveur, que de bruit et de silence, structure nouvellement créée et proche de Fugues, accueillait l’artiste anglais. Sceptiques à l’écoute de son album paru en juin dernier sur 12k, nous avions émis l’hypothèse que le passage au live pourrait être intéressant et avions donc décidé de le vérifier ce soir.

Installé derrière son laptop, Jodi Cave mit en place micro-larsens et petite nappe avant d’ajouter quelques discrets éléments sans jamais que l’ensemble ne se départît de son dépouillement initial. Pour autant, après plusieurs minutes, on ne put que constater que le musicien britannique laissait trop longtemps ses textures sans évolution, permettant aux seuls larsens d’opérer en crescendo et decrescendo. Au bout d’une bonne vingtaine de minutes, le morceau se termina et Jodi Cave se leva, pour une petite pause (on apprit alors qu’à Zürich, quelques jours auparavant, il avait effectué une prestation pendant quarante-cinq minutes, sans interruption, et avait ressenti une déconcentration certaine de son auditoire, l’amenant à faire le choix de s’arrêter à mi-parcours cette fois-ci).

Pour la reprise du concert, les sonorités se firent plus inquiétantes : souffle lointain, légers crissements, sons tremblotants, orage qui paraît gronder au loin et bruissements semblables à de la pluie. Rien de très original donc, pour qui est familier de cette ambient-expérimentale épurée, mais une densité plus intéressante que dans la première partie du set. L’agrégat se calma ensuite pour laisser place à une nappe composite qu’on essaya alors de disséquer. Passés les quelques instants durant lesquels on isola chaque son, on ne put néanmoins à nouveau s’empêcher de déplorer une certaine monotonie dans le propos que l’évident long fade out final ne vint malheureusement pas dissiper.

François Bousquet
le 13/02/2008

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