(Everyone Label / Import)
21/01/2008
Rock

Nouveaux-venus sur cette scène post-rock anglaise dont on a déjà pu évoquer certains des représentants (Yndi Halda, The Workhouse, 65daysofstatic), les Mancuniens de Spokes proposent leur premier album sur Everyone Label, structure de la même ville qui sort sa première référence pour l’occasion.
Deux premières donc, mais assez rapidement, à l’écoute du disque, naît l’impression de tenir un classique, à l’image du déferlement de guitares de We Like To Dance And Steal Things ou des lignes mélodiques de Young People ! All Together et End Credits / Loveletter. Mariées à une batterie à la frappe parfois martiale, ces six-cordes tracent donc les contours d’un post-rock extrêmement traditionnel. Pour autant, les Anglais parviennent à ne pas se limiter à ses aspects, si bien que l’idée qu’ils ne seraient de simples copistes ne se fait jamais véritablement jour. À cet égard, la présence d’un violon (qu’on trouve certes déjà chez Yndi Hlada mais qui, ici, se fait moins lyrique) ou l’intervention d’un chant limité à quelques phrases sonnent comme autant d’éléments à mettre au crédit de Spokes.
En revanche, quand la partie chantée recouvre l’ensemble du titre (Precursor) ou que les trémoli des guitares et du violon agissent de concert (Sometimes Words Are Too Slow), les Britanniques se font moins intéressants. De même, le label nous annonçait des réminiscences slowcore ou shoegazing qu’on éprouve quelques difficultés à discerner sur l’album qui se limite en réalité à un post-rock enlevé, déjà tout à fait convaincant et qui ne demande qu’à s’améliorer à l’avenir.
le 06/03/2008