Lars Stigler

Samarium - Cobalt Compound - Release Magnets and Linear Resistance Inputs

(Karate Joe / Import)

 date de sortie

19/10/2007

 genre

Electronique

 style

Ambient / Post-Rock

 appréciation

 tags

Ambient / Contour / Karate Joe / Lars Stigler / Post-Rock

 liens

Karate Joe

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Voici le quatrième album de Lars Stigler, artiste autrichien dont nous avions déjà parlé à l’occasion de la sortie de son troisième album, Mon Rideau Noir, il y a déjà plus de 4 ans. C’est toujours chez Karate Joe que sort cette nouvelle galette, label qui héberge d’autres projets auxquels participe Lars Stigler tel que Contour ou Mimi Secue.

C’est en solo que l’artiste est à notre sens le plus intéressant, ne démordant pas de sa ligne de conduite, d’autant plus important sur cet album qui semble avoir été mené avec une certaine rigueur. À noter pour commencer que les 7 pistes de Samarium-Cobal... ont été composées en 2003, année de sortie de Mon Rideau Noir et déjà les différences se font jour, ou plutôt l’évolution logique vers une ambient à guitare alors que l’on parlait encore de post-rock en 2003. Dès le premier titre c’est le nom de Labradford qui nous traverse l’esprit avec ce même son de basses ultra lentes, ces guitares qui répondent timidement. Construit par vagues lentes, on passe de passages lumineux que l’on attribuera à un piano Rhodes, à des breaks sombres et graves quand les basses paraissent esseulées. C’est en particulier le cas tout au long des 14 minutes de Impulse & Presentiment avec son intro très classique façon rapide égrenage de guitares.
Quand d’autres instruments s’invitent au milieu des basses et guitares, c’est toujours avec une grande classe. Un piano vole même la vedette sur as cells approach exhaustion... au travers de perturbations électroniques, et quelques bleeps tintants jouent en contrepoint avec la guitare sur le somptueux et du coup bien trop court Appealing to the same qui termine l’album. Dans le même registre et tout aussi court, on notera l’étonnant That early mornings tarnished beauty dont la finesse semble être le principal mot d’ordre. Fragile équilibre entre frottements métalliques et résonance de verres en cristal, ces mélodies éphémères touchent au sublime.

Avec Glim, Lars Stigler est l’un des artistes à nous avoir le plus marqué alors qu’on les découvrait il y a quelques années. Avec ce nouvel album l’Autrichien nous conforte dans cette idée, donnant déjà envie d’écouter le prochain album qui est déjà prêt.

Fabrice ALLARD
le 01/05/2008

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