(n5MD / COD&S Distribution)
26/02/2008
Rock

Alors qu’avec son précédent album, le très réussi In Distance, paru il y a deux ans, Bitcrush mêlait electronica et post-rock, ce n’est que ce second genre musical qui est développé sur Epilogue in Waves. De fait, pour son troisième long-format, Mike Cadoo opte pour une approche centrée sur le trio guitare-basse-batterie, afin de nous offrir dix titres dans une classique veine post-rock lyrique.
Tandis que cet agencement assumé amène l’États-unien à perdre un peu d’originalité par rapport au disque de 2006, il parvient cependant à susciter l’adhésion par la grâce de mélodies de guitare impeccablement soignées (Tides, What Would Hope Be Without Disappointment). Moins probant lorsque Mike Cadoo pose sa voix sur ses instrumentaux (Of Days, Epilogue to Tides), la production de Bitcrush peut néanmoins se faire plus ambitieuse quand il choisit de dépasser les dix minutes (Pearl). Se dirigeant alors vers quelque chose de plus ambient, le musicien n’en oublie pas, pour autant, sa batterie qui, peu à peu, va se faire de plus en plus présente jusqu’au dernier tiers du titre où elle revient au premier plan pour un final enlevé.
Finalement pas aussi convaincant que son prédécesseur, Epilogue in Waves doit toutefois s’envisager comme une conclusion au triptyque que constituent ses trois premiers albums. Dès lors, vu sous cet angle, il sonne comme un terme idoine à une première partie de carrière, se situant à juste distance entre synthèse des fondamentaux et présentation de quelques perspectives futures.
le 07/05/2008