(Make Mine Music / Import)
26/02/2008
Rock

Ambient / July Skies / Make Mine Music / Pop
Attendu depuis plus d’un an, voici enfin le troisième album de July Skies, trois ans et demi après son deuxième long-format et alors qu’une compilation de raretés nous avait fait patienter en 2006. Au vu de ses deux concerts parisiens du Festival Meeting People Is Easy en mars 2007, on s’attend à un léger changement de cap, avec notamment l’intégration plus fréquent de rythmiques et une guitare réverbérée moins mise en avant.
Petite surprise donc en découvrant The Weather Clock puisque cette dernière est toujours bien présente (Branch Line Summers Fade, Distant Showers Sweep Across Norfolk Schools) et que l’ensemble se déploie dans une arythmie typique des premiers travaux d’Antony Harding. Officiant plus régulièrement qu’auparavant au chant, l’Anglais s’y fait plus assuré (Girl on the Hill, entendu en concert l’an passé et One Morning in May), soutenu par une six-cordes davantage grattée que jouée en notes détachées. Renforçant également ce sentiment d’une maîtrise plus tenue, le jeu de clarinette du Britannique densifie le propos, sans pour autant renoncer à toute évanescence (Holidays to Wales).
Une nouvelle fois accompagné par Rob Glover et Ben Holton d’Epic45, July Skies les convie, non pas aux programmations et rythmiques, mais aux basse et guitare. Ainsi, comme il le fait avec le piano de Waiting For The Test Card, les différents ajouts instrumentaux ne font en rien dévier Antony Harding de sa ligne première : proposer une pop éthérée au charme immédiat, agissant (malgré ces apports) dans un dénuement certain, capable de divaguer vers quelque chose de plus exclusivement ambient (Skies For Nash), constamment à même d’émouvoir et de toucher son auditeur.
le 09/05/2008