18/06/2008
Divan du Monde,
Paris
Découvert quelques semaines auparavant via sa page MySpace et tout de suite conquis, la date du 18 juin était réservée sur notre agenda pour faire un tour au Divan du Monde, une salle que l’on n’avait pas fréquenté depuis 7 ou 8 ans et découvrir sur scène l’Islandais Ólafur Arnalds. Au piano, et parfois accompagné de rythmiques électroniques produites par son laptop, jouant avec un quatuor à cordes dans un registre néo-classique, le rapprochement avec Max Richter nous apparaît dans un premier temps comme une évidence.
La soirée est annoncée pour 19h et présentée comme un apéro musical, gratuit, et la formule s’avère au final plutôt sympathique. Peu de monde encore lorsque l’on arrive, des tables sont installées dans la fosse conférant au Divan un petit air de café-théâtre. Le concert débute vers 20h30 et la salle ne cessera de se remplir tout au long d’un concert d’une petite heure. Le jeune homme se présente et débute très calmement, mélodie de piano au ralenti, d’une régularité presque monotone, à peine mise en relief par les cordes. Heureusement ce premier titre ne sert que d’intro et s’enchaîne directement avec Fok que l’on considérera comme le tube de l’Islandais. Mélodie plus accrocheuse, cordes jouant un véritable rôle d’accompagnement soutenant le piano, petits éléments électroniques jusqu’au décollage avec rythmique typiquement electronica. Pas de surprise en concert, le morceau reste très proche de l’enregistrement, la musique de l’Islandais étant forcément très écrite.
Le jeune artiste est sympathique, raconte quelques mots entre les morceaux, fait un peu d’humour que ce soit sur les quotas de musique française sur la radios qui l’empêchent de se faire connaître ici, ou sur la tour Eiffel qu’il projette d’aller voir après le concert. Les morceaux suivants alternent entre le contemplatif, le cinématographique et le soporifique, car il faut bien l’avouer, c’est parfois un peu facile, et se prête certainement plus à une écoute allongée que debout. Après une bonne quarantaine de minute l’artiste annonce le dernier titre, Himininn er að hrynja en stjörnurnar fara þér vel qui clôture également son dernier album, facilement reconnaissable à ses bleeps électroniques, sa voix d’enfant, ses effets d’écho sur le piano. Une belle conclusion.
Le public étant relativement discipliné et en redemandant encore, nous auront droit à un petit rappel, apparemment une chanson issue du folklore islandais dont sa maman se servait comme berceuse (attendrissement de toutes les filles de la salle). A l’image de l’ensemble du concert, doux et joli.
le 22/06/2008