Revo

Artefacts/...

(Jarring Effects / Discograph)

 date de sortie

05/05/2008

 genre

Electronique

 style

Electronica / Industriel / Techno

 appréciation

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3 extraits (Flash)

 tags

Electronica / Industriel / Jarring Effects / Revo / Techno

 liens

Revo
Jarring Effects

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Revo est un jeune duo qui s’est formé à Morlaix, Bretagne, France. Le label, Jarring Effects n’a jamais eu l’honneur de nos pages. Ils ont quant à eux une dizaine d’années d’activité, avec comme fer de lance High Tone et Ez3kiel et, plus proche de notre ligne éditoriale, le dernier album de Scorn paru l’année dernière en collaboration avec le label Ad Noiseam. Un champ d’action assez large qui ne laisse que peu d’indices afin d’en apprendre un peu plus sur Revo.

C’est après deux ans de travail que sort ce premier album, deux ans pendant lesquels le groupe a validé ses efforts en live. Une démarche finalement assez logique pour une musique puissante, énergique et qui est faite pour prendre aux tripes. L’un à la guitare pour des riffs nerveux, l’autre aux machines pour des rythmiques dures et cassantes, le duo propose sa propre version d’une fusion entre rock et électronique, assimilant les influences, industrielle en tête, tout en parcourant un spectre assez large grâce aux possibilités infinies de l’électronique.
L’album s’ouvre sur MCMLXXX et tout de suite on perçoit l’ambiguïté du duo, partagé entre sonorités franches, incisives, et douceurs de chœurs éthérés, finesse de bleeps électroniques, et rythmique intégrant tous les effets typiques de l’IDM (cassures, syncopes). Seul le gros son de guitare nous ramène vers un rock brut, charnel. Même sur les morceaux les plus physiques, les mélodies ne sont pas en reste et peuvent même faire l’objet d’un travail particulier comme cet effet de hachage sur Wire et dans sa manière de mêler rock et électronique, Revo nous fait un peu penser à Underworld sur le final quasi rave de Evil Raid.
On passera rapidement sur deux titres un peu moins inspirés (Le miel est plus doux que le sang et ses rires répétitifs et le très brut Energie !!!) pour se concentrer sur une deuxième moitié d’album aux tempos un peu ralentis. Déjà avec l’electronica cinématographique de Adversaire le duo surprenait, mais ce n’est que sur cette deuxième partie que le groupe révèle toute sa richesse. Violons orientalisants sur V0piAC, rythmique de batterie déstructurée, électronique fine et influences hip-hop sur Rain Of Artefacts, percussions industrielles et superbe mélange de sonorités finement ciselées sur Irae Breaks Machine I & II, sons tournoyants pour des ambiances un peu psychédéliques sur Ontario, et pour finir un dernier titre de rock improvisé, expérimentations à la guitare, surprenant, complètement inattendu.

A tester, pour amateurs de rock-électro vitaminé !

Fabrice ALLARD
le 14/07/2008