Beehatch

Beehatch

(Lens Records / Import)

 date de sortie

29/10/2007

 genre

Electronique

 style

Drone / Dub / Electronica / Expérimental

 appréciation

 écouter

14 extraits (Flash)

 tags

Beehatch / Drone / Dub / Electronica / Expérimental / Lens Records

 liens

Beehatch
Lens Records

 autres disques récents
Bellbird
The Call
(Constellation)
Joe Harvey-Whyte & Geir Sundstøl
Langeleik
(Hubro)
Markus Guentner
On Brutal Soil, We Grow
(Affin)
Erik Klinga
Hundred Tongues
(Thanatosis Produktion)

Beehatch est un nouveau projet de deux artistes déjà reconnus de par leur parcours. Mark Spybey et Phil Western ont tous deux été membres de Download, prolifique project mené par cEvin Key, plus connu en tant que tête du projet indus Skinny Puppy. Download est un peu le versant ambient et expérimental de Skinny Puppy, influences industrielles forcément présentes. Mark Spybey a par ailleurs été membre de :Zoviet*France :, soit un parcours plutôt cohérent au sein d’une sphère ambient industrielles.
Cela faisait 10 ans que les deux hommes n’avaient pas travaillé ensemble. Phil Western est resté auprès de cEvin Key et continue à participer à Download et PlatEAU. Mark Spybey quant à lui a participé à divers projet dont Reformed Faction avec deux anciens membres de :Zoviet*France :.

Nous voici donc aujourd’hui avec cet album finalement surprenant au regard du parcours assez homogène des deux hommes. En effet Beehatch est bien loin de se cantonner à l’ambient dérangée, et part au contraire un peu dans tous les sens, se moquant des étiquettes avec un plaisir non dissimulé. Electronica, dub, breakcore, ambient bien sûr, le tout avec parfois un léger parfum psyché-70s, et surtout cette même façon d’agencer les sons donnant une impression de totale liberté, comme une sorte de collage distendu. Pour couronner le tout le découpage en différentes pistes semble être le fruit du hasard. En effet on change de style en plein milieu d’un morceau, et régulièrement deux titres s’enchaînent sans la moindre interruption.
Alors nous aussi c’est un peu en vrac que l’on tente d’aborder les différentes facettes de Beehatch. On pense tout d’abord avoir affaire à un album de drone avec le très sombre First Song pour véritablement décoller avec l’electro-cold-pop de Facing Up To The Facts. On remarquera que les titres sont très premier degré avec God is So Good, God is SO Dub qui, après des drones, chœurs et nappes orchestrales dévie sur un final aux accents dub. Passé le technoïde Warm and Fuzzy aux arpèges sautillantes, on remarquera un travail assez régulier sur les voix, fréquemment brouillées, filtrées façon Mickey sur YouSayWannaGo, ou semblant issues d’une conversation téléphonique, et on s’étonnera d’un passage breakcore de facture très classique au milieu de Kurt Said To Me. Pour la dernière ligne droite on citera le très direct, tubesque, léger et sautillant I Think I’m Chinese aux consonances logiquement asiatiques, et son pendant complexe I See Your Light Dying, dans son agencement de sons, ses brouillages et ses bleeps warpiens, ses accents 70s et dub, le tout révélant de subtiles mélodies. Plus classiquement electronica, To Be Present fait preuve d’une certaine épure, une clarté qui manquait un peu jusque là malgré une voix toujours habitée.

Premier album de Beehatch et à l’écoute de ce premier essai on espère déjà qu’il connaîtra une suite. Les deux hommes font preuve d’un détachement qui fait plaisir à voir, bien loin de toute contrainte conduisant au formatage. Un album décomplexé qui donne plaisir à entendre, voire même qui vous met le sourire aux lèvres !

Fabrice ALLARD
le 22/07/2008

À lire également

Delicate Noise
Filmezza
(Lens Records)