(Distant Noise Records / Import)
21/07/2008
Rock

Formé par deux membres du bon groupe shoegazer Heliconia, le trio Romakid nous propose son premier album, après un EP paru en 2004 sur Isolation Recordings. À côté des sorties électroniques ou ambient que nous avait proposé Distant Noise Records jusqu’à présent, cet album, plus orienté vers une dimension rock, cependant mâtinée d’une bonne touche électro.
Ainsi les différentes chansons qui constituent le disque mettent-elles aux prises aussi bien guitares et chant (parfois œuvre des invitées Katharine Tustain et N. Palmer) que sonorités plus synthétiques aux consonances peut-être un peu trop datées, à l’image de cette batterie électronique qui fait vite petite chose. Au fil des morceaux, on ose espérer que la batterie va redoubler, que les guitares vont se faire plus lyriques ou plus saturées, que les synthés vont aller jusqu’à se perdre dans des circonvolutions aériennes, bref que quelque chose va se passer. Mais las, rien n’y fait !
Histoire de rompre quelque peu le déroulé plan-plan vers lequel se dirigeait le disque, un remix d’un titre de Moth (projet électronique de Michael Tickner, l’un des membres de Romakid) est proposé en milieu d’album. Pourtant, bien difficile de faire le départ entre ce titre, retravaillé par le trio, et les morceaux composés par ces trois mêmes jeunes gens : même rythmique systématique, même sensation de ronronnement rapidement éprouvée, même carence d’éléments capables de faire décoller le morceau à un moment ou à un autre, seule l’absence de chant affirmé diffère. Il en résulte donc un album plus qu’anecdotique, se déroulant certes sans honte mais dont il ne reste néanmoins rien du tout à la sortie.
le 18/08/2008