(Osaka / Import)
28/04/2008
Electronique

Charmé par le premier album d’Hulk, paru il y a un peu moins de trois ans sur Osaka, c’est avec entrain qu’on procède à l’écoute du successeur de Silver Thread of Ghosts, sortant à nouveau sur ce même label irlandais. Cependant, assez rapidement, on se rend compte que le Dublinois a opté, sur ce long-format, pour une uniformité de ton assez éloignée des structures profondes et ambivalentes qu’il affectionnait précédemment.
De fait, en lieu et place d’une alternance entre ambient et electronica, c’est uniquement au premier de ces deux styles musicaux que Thomas Haugh s’attache à présent, superposant plusieurs couches sonores émanant d’une guitare ou de cuivres. Sont alors mises en place des textures, certes loin d’être inintéressantes, mais qui pêchent à la fois par manque d’originalité et par manque de renouvellement d’un titre à l’autre. Ainsi, alors qu’on mettait à son crédit, en 2005, sa volonté de ne pas rester centré sur lui-même, il nous semble qu’à l’inverse, sa production de cette année souffre d’une forme d’auto-satisfaction complaisante, le conduisant à ne pas suffisamment remettre en question un agencement dont il sait parfaitement qu’il a amplement fait ses preuves par ailleurs.
S’il ne s’agit pour autant pas de forcer la critique, largement client que l’on peut être de ces enchevêtrements sonores, de ces juxtapositions de couches et de ces oscillations de nappes, il faut bien reconnaître qu’on a connu Hulk autrement plus aventureux. Quelques titres témoignent encore de cette détermination (Song for a Sleeping Giant et son violoncelle invité, Sending Armadas et son atmosphère torturée), mais ils demeurent minoritaires par rapport au nombre de morceaux ambient ultra-classiques qui altèrent par conséquent notre sentiment général quant à la qualité de Rise of a Mistery Tide.
le 26/08/2008