04/10/2002
Centre Pompidou,
Paris
La soirée commence avec la projection du film de Robert Whitman, Prune Flat. Des scènes de personnages dans la forêt sont projetées sur un écran, tandis que des actrices déambulent sur la scène. Puis une des actrices devient écran à son tour, puisque un film représentant une femme est projeté sur son vêtement blanc.
Ensuite c’est le duo catalan Accidents Polipoetics. Ils jouent sur les sonorités des mots dans leurs poèmes, et mettent en avant le rythme de leurs déclamations. Ils gardent leur humour, s’éclaircissent la voix plus que de raison au vin rouge, et planquent leurs partitions dans des revues à scandales ibériques.
Puis on aura droit, dans l’ordre, à du fist-fucking de cadavre de poulets, du cassage d’oeufs sur des mannequins de supermarché, et pour remonter le niveau, un inventaire des morts de poètes.
La soirée se termine avec un concert du groupe CCMC. Il s’agit d’un collectif canadien à géométrie variable, ce soir composé de Michael Snow (célèbre cinéaste expérimental, par ailleurs compositeur de musique minimale) au piano, de John Oswald (auteur des Plunderphonics ou il pillait le répertoire de la variété internationale) au saxophone et de Paul Dutton (poète sonore) au chant.
D’entrée de jeu c’est une heureuse découverte. Dutton génère des bruits avec sa bouche, un peu comme Phil Minton, et plus exactement, si Minton nous fait penser a Donald Duck, Dutton imite (inconsciemment) Felix le Chat.
Snow provoque des cascades de notes sur son piano, attaque directement les cordes, ou place des objets de métal sur les cordes. Oswald enfin fait entendre le bruit des clapets de son instrument, ainsi que le chuintement du souffle trop faible pour produire le son plein du saxophone.
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le 22/10/2002