du 25/01/2008 au 28/03/2008
FRAC Aquitaine,
Bordeaux
En une petite dizaine d’œuvres, le FRAC Aquitaine nous présente le travail de Karina Bisch, jeune femme d’une bonne trentaine d’années qui s’est, pour l’occasion, associée au collectif de graphistes allemands Vier5.
Dès l’entrée de l’espace d’exposition, on perçoit les grandes lignes du travail de l’artiste : mêler influences issues de la modernité (Bauhaus, Mondrian, Léger) et héritage traditionnel (culture vernaculaire, arts primitifs). De fait, la porte d’entrée marie couleurs primaires, motifs géométriques et principe de la maison à colombages. Invitant le spectateur à découvrir une « troisième voie », faite de la rencontre de ces deux univers, un peu à la manière d’un bootleg, le travail de Karina Bisch peut également réunir masque africain et teinte plus industrielles (noir, argent) (Leftovers (African Version), LAV11) ou reproduction du plafond d’un hôtel ivoirien et découpage géométrique typique des avant-gardes européennes (Abidjan).
Moins pertinente dans ses sculptures (NIKA, poupée faite de matériaux récupérés, et I Robot, humanoïde carré levant un bras), l’artiste retrouve son acuité quand elle superpose photomontage réalisé par les étudiants du Bauhaus et toile inspirée par une photo de Grace Jones extraite d’un show de Jean-Paul Goude (Random). Habilement mise en espace dans un lieu entouré par les salles de stockage des collections du FRAC (laissant voir caisses, palettes et cartons), Mathematicus Groteske s’inscrit ainsi avec réussite dans la continuité de ces prédécesseurs.
le 28/03/2008