(Distance Recordings / Internet)
15/05/2008
Electronique

Il s’agit là du premier volet de Through Luminescent Passages (qui devrait en avoir deux) de la part du chicagoen Michael Perry Goodman, déjà auteur de plusieurs sorties MP3 et croisé sur une compilation du label luv sound. C’est également la première référence du label Distance Recordings qui prévoit de mêler sorties numériques et physiques, apparemment proche de Benbecula. A l’heure où nous écrivons ces lignes, cinq albums sont déjà disponibles en libre téléchargement, allant de l’ambiant à la folk en passant par diverses expérimentations à base de guitare puisque la dernière sortie est un live d’Aidan Baker, guitariste au sein de Nadja.
Disons le tout de suite, il s’agit là de pure ambient. On passera rapidement sur le titre et la pochette un peu cheap avec effet de kaléidoscope sur photo de nature, l’ensemble flirtant malheureusement un peu trop avec le new age. Il ne s’agit là que de petites maladresses, erreurs de jeunesse, qui ne reflètent pas vraiment la qualité du contenu. Certes les amateurs de nappes planantes dont nous faisons partie y trouveront leur compte, jusque dans les titres invitants au décollage (Twilight : Diamond In The Sky, Hyperstrings - Superspace, Constellation Pisces, Spiral Galaxy M 74, Starlight : A Distant Shimmering Particle, In Space And Time We Travel, Beyond The Cosmic Gates), cet apaisement ayant parfois de petites tonalités 70s. À la première écoute, sur le premier titre, les superpositions de nappes et effets bouillonnants n’ont rien de nouveau, mais les fins cliquetis ou plus tard grésillements et crépitements ajoutent juste ce qu’il faut pour éviter l’écueil. Mais c’est surtout avec Hyperstrings - Superspace que l’on apprécie la démarche particulière de Michael Perry Goodman, malmenant ses nappes, les faisant onduler avec irrégularité, les hachant et provoquant des glissements déviants. Le travail est plutôt habile et donne une impression de mouvement incessant à une musique habituellement plutôt linéaire.
Mieux encore sur The Face Of An Angel, l’artiste donne une impression de vitesse à ses sonorités, légèrement marquées de rapides fractures et frétillements sur des chœurs maltraités. Il se dégage alors un sentiment étrange, entre immobilisme et mouvement rapide. Quelques notes de piano qui dégringolent sur Starlight : A Distant Shimmering Particle, une infinie douceur sur In Space And Time We Travel et on termine le voyage (astral ?) avec SAMSARA / Smoke And Mirrors qui permet d’aborder un style un peu différent, très marqué par les expérimentations électroniques des 70s avec ses arpèges rondes qui ne sont pas sans rappeler Tangerine Dream.
Une approche un peu différente du genre, une réussite de bout en bout, on reviendra très certainement sur cet artiste pour le deuxième volet !
le 10/10/2008