Kenneth Kirschner

Filaments & Voids

(12k / Metamkine)

 date de sortie

17/11/2008

 genre

Electronique

 style

Ambient / Néo-Classique

 appréciation

 écouter

2 RealAudio (extraits)

 tags

12k / Ambient / Kenneth Kirschner / Néo-Classique

 liens

Kenneth Kirschner
12k

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Après une incartade symbolisée par un album paru l’an passé sur Sirr, et alors qu’il multiplie par ailleurs les sorties mp3, retour sur 12k pour Kenneth Kirschner avec un projet aussi ambitieux qu’exigeant : un double album avec trois pistes d’une vingtaine de minutes pour le premier CD et un morceau unique de soixante-douze minutes pour le second. Autant dire qu’il faut prévoir un laps de temps certain pour se plonger dans une écoute indiscontinue de ces deux heures et demie d’ambient minimale.

En effet, sur le plan musical, l’États-unien choisit de mettre en place des textures à peine perceptibles, passant par de micro-oscillations, de tous petits souffles ou de tintements quasi-inaudibles. Requérant ainsi l’attention maximale de son auditoire, Kenneth Kirschner va au cours du premier des deux disques assouplir un peu son niveau d’exigence en montant le volume des éléments utilisés, en rendant plus lumineuses les saillies sonores convoquées et plus consistantes les nappes d’arrière-plan. Cependant, plusieurs secondes continuent de s’écouler entre deux percées musicales, forçant à maintenir une écoute vigilante pour en percevoir la réelle teneur. Ce n’est que dans le dernier des trois titres de ce disque (June 10, 2008 ; comme précédemment, Kirschner nomme ses pistes de la date à laquelle il a commencé leur composition) que son propos prend une véritable densité et qu’un continuum sonore se met en place. On peut alors se délecter des superpositions pratiquées ou de la clarté et du scintillement de ces strates.

Sur le second disque, le musicien retourne vers le néo-classique qu’il avait pu pratiquer par le passé : piano solo, frémissements en fond sonore, introspection un peu trop ostentatoire. Néanmoins, force est de reconnaître que le duo piano-composantes micro-électroniques fonctionne plutôt bien et que Kirschner parvient sans difficulté à enchaîner des petites bribes de morceau, de deux ou trois minutes chacune, pour créer une sensation de continuité et de changement au sein du titre unique présent sur ce CD. Alternant également les passages avec piano et ceux dans lesquels les seuls éléments synthétiques sont présent, le New-Yorkais livre ce qui s’apparente à une retranscription fidèle d’un de ses concerts.

François Bousquet
le 10/02/2009

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