25/01/2009
Maroquinerie,
Paris
Dès leur premier album sorti cette année chez CCI, on était curieux de voir ce que cette formation pourrait donner en live. Ils ont depuis sorti un deuxième CD sur la structure belge Off, principalement l’objet de remixes et ne faisant que confirmer notre première impression. L’occasion nous était donnée ce soir d’apprécier les Strings of Consciousness alors qu’ils faisaient la première partie du groupe Asva.
On arrivera juste à temps dans la salle, alors que le groupe se met en place. Assez peu de monde à l’intérieur, mais la salle se remplira au fil de la première partie. Sur scène, on retrouve Philippe Petit aux platines et laptop, avec Perceval Bellone au saxophone, Hervé Vincenti à la guitare et la surprise sera de trouver là une harpiste, Raphaelle Rinaudo, déjà présente sur les albums, que l’on craignait de peu entendre.
Alors que le concert débute, on s’étonne immédiatement de rentrer aussi facilement dans cette musique alors que sur disque les Strings of Consciousness produisent un complexe assemblage de couches sonores et voix. Peut-être ce sentiment est-il du au fait d’avoir beaucoup écouté le premier album du groupe qui nous parait du coup presque familier, ou tout simplement au fait qu’il n’y ait ici que quatre musiciens, rendant la musique un peu plus épurée, et donc plus directe, plus physique aussi que sur disque. Les rythmiques, lorsqu’elles sont présentes, tapent fort et fournissent un tempo lourd parfois appuyé par des basses électroniques. Justement si l’on verra très bien l’apport de la guitare et du saxophone que l’on trouvera d’ailleurs trop présent et assez uniforme quelque soit le morceau, on aura un peu plus de mal à apprécier la part des choses entre ce que l’on entendait et les éléments produits en direct par Philippe Petit. Autre grosse différence entre le concert et l’album, l’absence de personnalités aux voix alors que l’album est assez largement construit autour de guests, bien évidemment difficiles à rassembler pour un concert, mais on ne s’en plaindra pas et on appréciera ces versions instrumentales qui mettent tous les artistes sur un même niveau au lieu d’un chanteur-leader au premier plan.
Le concert se déroule de manière plus que plaisante alors que l’on pouvait penser que la complexité de cette musique nuise à une appréciation en live, tout juste notera-t-on quelques longueurs sur un titre ou deux en fin de set. On parlera enfin de la harpiste, régulièrement et subtilement présente, qui en fin de set se lèvera et couchera son instrument sur scène pour un final non pas bruististe mais bien nerveux, tendu, durant lequel elle frappera les cordes a l’aide d’un petit maillet. Tout le monde se lâche, saxophoniste et guitariste sont de la partie sous des éclairages stroboscopiques pendant que Philippe Petit malmène sa platine.
On quittera la salle ravi pour passer au stand disque où l’on eu la surprise de découvrir une nouvelle sortie, collaboration entre les Strings of Consciousness et le trio Angel. A suivre donc !
le 10/02/2009