(Ghostly International / La Baleine)
11/11/2008
Electronique

Ambient / Ghostly International / Minimal / Rafael Anton Irisarri / Techno / The Sight Below
Jeune musicien de Seattle, The Sight Below voit son premier album sorti par Ghostly International, label sur lequel on ne s’arrête pas si souvent que cela, sauf pour y saluer des disques tout à fait intéressants. Après ceux de Lusine ou Cepia, ce Glider fait ainsi partie de cette catégorie, grâce à une subtile alliance entre ambient aux nappes profondes et minimal techno résultant d’une pulsation régulière et lointaine.
Ce mariage réussi, aux évidentes velléités évocatrices, permet à l’États-unien de proposer des morceaux sachant s’étirer dans la durée sans jamais avoir le sentiment de se répéter (At First Touch, Without Motion, Feeling Lost Forever), notamment grâce à l’intégration de rythmiques plus claires Fractured Smile). A fortiori, quelques traits de guitare électrique viennent parfois s’ajouter à l’agrégat initial afin de tenter de percer les textures plutôt sombres installées précédemment (Dour, Further Away). Semblant par endroits prendre le dessus sur la rythmique métronomique, ces interventions de six-cordes se font pourtant vite rattraper par cette dernière qui semble alors imprimer sa marque de plus belle (Life’s Fading Light).
Pas si éloignée de certaines consonances dub par moments, la musique de The Sight Below s’épanouit également dans des atmosphères quasi-arythmiques, uniquement portée alors par la guitare électrique (Sunset Passage, Already There, Nowhere). Uniformément chaleureuses, les compositions de The Sight Below (dont on ne sera pas surpris d’apprendre qu’elles ont bénéficié de l’apport de Stefan Betke au mastering) constituent ainsi la bande-son idéale de toute divagation entre chien et loup.
le 12/03/2009