Mario García Torres : Il aurait bien pu le promettre aussi

 date

du 20/1/2009 au 22/3/2009

 salle

Jeu de Paume,
Paris

 appréciation
 tags

Jeu de Paume / Mario García Torres

 liens

Jeu de Paume

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Comme de coutume avec la programmation Satellite du Jeu de Paume, les œuvres de l’artiste concerné sont éclatées en différents lieux. Cette fois-ci, pour apprécier les créations de Mario García Torres, artiste mexicain révélé à la Biennale de Venise 2007 et dont on avait déjà pu voir une exposition personnelle à la Fondation Kadist à l’automne de cette même année, il faut explorer la mezzanine, le foyer, la salle de documentation et même la librairie du bâtiment situé place de la Concorde.

Dans les trois derniers, on trouve respectivement un diaporama noir et blanc présentant des vues citadines accompagnées de bruits du quotidien, des vidéos de portraits présentés face caméra et des cartes postales malicieusement disséminées dans les ouvrages en vente (une dizaine de cartes parmi les 8 000 titres présentés… bon courage !). Guère plus marquantes que cela, ces trois propositions reflètent pourtant une volonté narrative certaine.

Tout aussi inventif que les cartes postales, mais nettement moins opaque, I Promise Every Time, situé donc dans la mezzanine, est constitué d’une simple platine vinyle sur laquelle tourne, en mode « repeat », un disque unique : une boucle d’arpèges de guitare acoustique et un harmonica y dialoguent joliment. Cependant, à y regarder de plus près, il s’agit d’un disque 10" sur lequel un seul morceau est gravé tandis que le bras de la platine est réglé pour se caler sur un 7". Dès lors, ce ne sont que les derniers instants du morceau de Mario López Landa qui sont joués encore et encore. Dans un geste confinant à la réinterprétation, sans pour autant ajouter aucun travail musical, Mario García Torres développe ainsi une touchante poésie de l’éphémère.

François Bousquet
le 20/03/2009

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