Two-Thousand-And-Three

 chorégraphe

Gilles Jobin

 date

17/07/2004

 salle

Jardin des Tuileries,
Paris

 appréciation
 tags

Cristian Vogel / Gilles Jobin / Jardin des Tuileries

 liens

Gilles Jobin

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Alors qu’on ne s’y attendait pas du tout, voici que dans le cadre du festival Paris Quartier d’Eté, on trouve ce nouveau spectacle de Gilles Jobin, alors qu’il a déjà un autre spectacle de prévu pour avril 2005 au Théâtre de la Ville où il présentera une nouvelle création. Ce soir, c’est au Jardin des Tuileries qu’est présenté Two-Thousand-And-Three, en plein air, juste après le passage d’un orage menaçant de tout annuler.

Depuis Moebius Strip, permettant de découvrir ce chorégraphe suisse, on ne rate plus un seul de ses spectacles, que ce soit pour la danse elle-même où pour la musique, une nouvelle fois composée par Franz Treichler, leader des Young Gods, ici aidé par Cristian Vogel (DJ, producteur de techno déviante) et Clive Jenkins, ingénieur du son de Gilles Jobin.
Si la danse de Gilles Jobin peut surprendre de prime abord, on commence à s’y habituer et on se retrouve rapidement en terrain connu, avec une danse souvent près du sol, beaucoup de mouvements lents donnant l’impression de voir des images au ralenti, et aussi quelque chose de très humain, un besoin de se sentir rassuré, avec de très nombreux et originaux contacts entre les danseurs : un bras frôlé donnant l’ordre à un corps-robot de se mettre en marche, de longues et tendres accolades, des poses peau contre peau parfois acrobatiques, et comme dans ses précédents spectacles, des déplacements de reptiles dont le but est de toujours être en contact avec un autre danseur. Mais si tout ceci peut paraître doux, l’impression globale que nous laissera Two-Thousand-And-Three restera une image dure, forte, et même cruelle. Le titre du spectacle correspond tout simplement à son année de création, et cherche à coller à divers événements de cette année. La musique aidera bien à traduire cette dureté, que ce soit les déchirements électroniques du début, ou les rythmiques technoïdes et noisy de Cristian Vogel, sur des moments de tension, une séance de course extrême entre les danseurs allongés, on sent plein de vie lors de portés acrobatiques, et une violence lorsqu’ils déchirent leurs collants, traînent des corps morts, et on pensera même à une scène de cannibalisme lorsque quelques danseurs posent et remuent la tête sur le flanc de corps inertes.

Ce spectacle avait beau se dérouler en plein air, avec la menace d’une averse à tout moment, on s’est senti happé par un spectacle riche en émotions, et une diffusion sonore d’excellente qualité, chose toujours un peu périlleuse en extérieur.

Autres dates :
2 et 3 octobre 2004 : Biennale de Lyon
du 11 au 13 novembre 2004 : Tanzquartier - Vienne
2 décembre 2004 : Le Manège - Reims
27 janvier 2005 : L’Arsenal - Metz
30 mars 2005 : Bonlieu - Scène Nationale - Annecy
28 avril 2005 : Scène Nationale - Mâcon
17 mai 2005 : Danse Parade, BFM - Genève
15 février 2006 : Théâtre de Caen
30 et 31 mai 2006 : Opéra de Lille

Fabrice ALLARD
le 20/07/2004

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