Raimund Hoghe
du 18/01/2005 au 22/01/2005
Théâtre de la Bastille,
Paris
Surtout connu pour avoir été le dramaturge de Pina Bausch de 1980 à 1990, Raimund Hoghe proposait un diptyque au Théâtre de la Bastille : Sacre et Histoires de Danse. Dans le second, auquel nous assistâmes, il tente de réaliser un tableau présentant divers aspects de la danse contemporaine.
Mais, malheureusement, l’ensemble tourne vite à la caricature de ce que cette dernière a de plus opaque et hermétique : gestes corporels au sens enfoui, mouvements infinitésimaux, reprise en boucle des mêmes séquences et éclairage minimaliste forçant le spectateur à plisser constamment les yeux pour apercevoir le quatuor présent sur le plateau. Le papillon livré à l’entrée nous éclaira, a posteriori, en bien des points : tel levé de bras était censé évoquer Le Lac des Cygnes, l’entrée en scène de telle danseuse son passé chez Béjart, le travestissement d’un danseur renvoyait à des créations de l’an passé du même chorégraphe. Délibérément réservé à de fins connaisseurs, la chorégraphie de Raimund Hoghe nous laissa extérieur, simples amateurs débutants que nous sommes.
Partant, on se raccrocha à la bande-son, mélange particulièrement soigné de chansons et d’airs classiques, et à son interaction avec les actions représentées sur le plateau : Johnny Guitar de Peggy Lee (extraite du film de Nicholas Ray) et un déhanchement lascif du travesti, La Valse des Fleurs de Tchaïkovski et un jeu des danseurs avec des graines, We’ll meet again à la toute fin. Rares moments intéressants, ces passages ne parvinrent pourtant pas à occulter l’obscurité (au sens propre comme figuré) d’un spectacle que l’on aurait du mal à recommander aux non-experts.
Autres dates :
30 et 31 mars 2005 : Pôle Sud - Strasbourg
le 22/01/2005