Debmaster

Marvelous Dump

(Hip Notik Records / Abeille Musique)

 date de sortie

12/06/2008

 genre

Electronique

 style

Electronica / Hip-Hop

 appréciation

 écouter

15 titres complets (Flash)

 tags

Debmaster / Electronica / Hip Notik Records / Hip-Hop

 liens

Debmaster
Hip Notik Records

 autres disques récents
Brad Rose
The Sound Leaves
(Room40)
Rafael Anton Irisarri
Points Of Inaccessibility
(Black Knoll)
Bellbird
The Call
(Constellation)
Joe Harvey-Whyte & Geir Sundstøl
Langeleik
(Hubro)

On avait déjà croisé Debmaster sur des compilations des labels Hip Notik Redords et Ego Twister, deux jeunes structures françaises que l’on a tendance à considérer comme sœurs, se situant toutes deux dans un registre electronica bariolée, ludique, Hip Notik étant, comme son nom le laisse présager, un peu plus influencée par le hip-hop. Debmaster vit à Angers et est déjà auteur de Monster Zoo, un premier album déjà publié chez Hip Notik Records en 2006. Influencé entre autre par Giorgio Moroder et les Dat Politics, il revenait l’an dernier avec cette deuxième bombe.

La musique de Debmaster est physique et directe. Ici on ne perd pas de temps en longues intros ambient ou mise en place des différents éléments d’un morceau. Pour caser 15 titres en 47 minutes, il faut que ca dépote, et si Debmaster produit une musique majoritairement instrumentale, il adopte un style pop de part la durée moyenne de ses morceaux, l’efficacité mélodique, ou même cette pochette colorée qui illustre à merveille cette espèce de chamallow kaleïdoscopique.
On se retrouve avec des vignettes aux breakbeats ludiques et sautillants (Let’s Go John), se rapprochant même d’une jungle sur un Hell Spring aux accompagnements qui dénotent par leur noirceur. En fin d’album, on part s’éclater en club au son de Crash Your Sport Car, T’inquiète, ou encore le joliment nommé Bedmaster, trois pièces aux rythmiques un peu plus binaires et basses rondes, se rapprochant alors d’une certaine techno. A propos de rondeur, on n’oubliera pas le très booty bass Pimp Time avec ses breakbeats mêlés de basses bien lourdes.
On le disait, Marvelous Dump est principalement instrumental, mais par deux fois un MC est présent pour un résultat que l’on trouvera un peu en deçà du reste de l’album. The Mole pose une voix scandée qui recouvre la musique de Suicide City et manque du même coup de finesse. Plus réussi, Cold Crush bénéficie d’une utilisation particulièrement travaillée des voix d’Existereo (déjà croisé avec dDamage), Innaspace et Phever, joliment intégrées et calées entre les sonorités électroniques.
Par ailleurs, l’album croise arpèges accrocheuses, sonorités ludiques sous forme de piaillements et couinements électroniques (G.S. Warriors), parfois fortement influencé par les années 80 (Iron Flowers) et l’univers du jeu vidéo sur F.T.P. ou Superman.

Un bel album, plaisant de bout en bout, rigolo et dansant, une chouette réussite électro/hip-hop française.

Fabrice ALLARD
le 07/05/2009

À lire également

V/A
Party Ruiners vol.1
(Ego Twister)
V/A
Party Ruiners Volume II
(Ego Twister)
V/A
Hipothetik Disaster
(Hip Notik Records)