Festival Wire 20 : Circle - V/Vm

 date du concert

17/10/2002

 salle

Batofar,
Paris

 tags

Batofar / Circle / Festival Wire 20 / V/Vm

 liens

V/Vm
Circle
Batofar

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La soirée commence avec le duo V/Vm. L’installation est sommaire : une table dans le fond de la scène avec de quoi passer de la musique, et surtout beaucoup d’espace pour les deux performers. Ceux-ci débarquent avec des guitares gonflables en bandoulière (l’une d’elles reproduisant l’Union Jack), le premier vêtu d’un justaucorps vert et d’une tunique fuchsia du plus bel effet, assorti à sa perruque verte et à son masque de cochon. Le deuxième, à la démarche hésitante, porte une grenouillère blanche et semble souffrir de la chaleur sous sa tête de cochon (lui aussi !).
Ils entament leurs déhanchements rock’n’rolliens sur fond de tubes trafiqués, chantent en playback, le premier mime sur le discours passé au vocoder qui sépare les chansons. Celles-ci sont suffisamment trafiquées pour que seul le thème original surnage dans le flot de distorsion et de cliquetis qui constitue dorénavant la majeure partie du son. Pour varier le spectacle, qui pourrait lasser, le cochon blanc jette des cartons dans la foule, descend danser avec un fan, remonte sur scène étancher sa soif grâce à une bouteille de whisky, et redescend distribuer des roses aux demoiselles présentes dans l’assistance (c’est à ce moment là que la chroniqueuse a été conquise...).

Une petite pause et c’est au tour des scandinaves de Circle. Deux guitares, une basse, un batteur parfois rejoint par le chanteur, voilà pour le personnel présent. Ils produisent un hard-rock progressif du plus bel effet (avec un bassiste qui balance la tête en rythme pour coller à la tradition). Le chanteur, au faux air de Lou Reed dans les années 70 reste figé dans une attitude martiale, psalmodiant ses textes.
Leur allure inébranlable est cependant troublée par l’un des deux V/Vm qui vient s’asseoir sur le bord de la scène pour bavarder avec ses fans, mais, stoïques, ils vont continuer à nous assener ce moment de pur rock’n’roll.

Bertrand Le Saux, Soizig Le Calvez
le 30/10/2002

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