(PPT/Stembogen / COD&S Distribution)
04/05/2009
Electronique

Après l’excellent album Transatlantyk sorti il y a deux ans chez PPT/Stembogen, et histoire de nous faire patienter en attendant le prochain album, Portradium nous propose un EP 5 titres uniquement disponible en vinyle.
Ca commence fort avec un premier titre très rentre dedans, très rock en fait. Portradium produit toujours de la musique électronique, mais difficile de ne pas penser à des gros riffs de guitares à l’écoute de ces basses nasillardes, posées sur des rythmiques sèches et syncopées, et des montées de nappes mélodiques du plus bel effet. Pas de grosse surprise sur ce EP pour qui connaît déjà le travail de Ludovic Poulet, si ce n’est peut-être une énergie, un tempo soutenu qui correspond bien au format court du EP. Les rythmiques sont donc très présentes, à la limite de la battucada sur l’IDM robo-chaotique de Electrifier qui devrait sans peine convaincre les fans des productions amélodiques d’Autechre, optant pour un style un peu plus "à la cool" sur Rider aux subtiles influences dub et percussions mélodiques en empruntant des sonorités de gamelan.
Mais quelles que soient les influences, les styles abordés, on a toujours plaisir à retrouver ce son, ces espèces de nappes métallisées, à peine grésillantes, apportant une certaine chaleur à ces compositions, et parfaitement adaptées sur Boxer, habillant une batterie syncopée et des scratchs synthétiques. Le disque se termine avec une pièce que l’on situera un peu à part puisque l’on aurait bien vu Industrialiser, avec ses vagues montantes et descendantes, sur la compilation Jingles & Génériques du label. C’est aussi le titre le moins rythmique, terminant l’album d’une ambient à la fois noisy et cinématographique.
Après Transatlantyk et une participation aux Présences Électronique 2008, Portradium semble être plus actif que jamais. Pour autant il parvient à se renouveler tout en gardant ce qui fait sa marque de fabrique, nous donnant envie d’écouter la suite !
le 24/05/2009