(flau / Import)
27/04/2009
Electronique

Electronica / flau / Novisad
Après deux très bons albums parus en 1998 et 2001 sur Tomlab, on n’était sans nouvelles de Novisad (de la même manière, silence côté Adlib, autre projet de Kristian Peters). C’est donc avec bonheur et intérêt que l’on apprit que flau sortait le troisième long-format de l’Allemand.
Musicalement, on avait en mémoire de courtes pièces electronica, faites de collages sonores plutôt mélodiques et charmants avec, en plus, ce qu’il faut d’expérimentations pour ne pas verser dans l’affèterie. C’est globalement ce schéma que l’on retrouve sur Funkel, renforcé par la structure d’un disque constitué de dix-huit morceaux de deux minutes quinze de moyenne. Alors qu’on pensait qu’au-delà des trémoli (Untitled 3), notes détachées (Distant Vicinity) et nappes (Untitled 4) de guitare aisément identifiables, le reste de l’album était composé de boucles électroniques, on fut surpris de découvrir qu’en réalité, Funkel n’était formé que de samples de guitare.
Il en résulte une superposition d’éléments émanant de la six-cordes de Kristian Peters qui permet de combiner approche contemplative et petite ritournelle (Untitled 9, Restspielzeit) ou bien dimension mélancolique et installation d’une texture d’arrière-plan (Tine, Kaeri). Dès lors, après avoir été de prime abord plutôt déçu par une construction assez proche de celle de ses disques précédents, on reconnaît peu à peu les véritables qualités de ce nouvel album et notamment donc cette capacité à proposer une telle palette à partir d’un unique instrument.
le 05/06/2009