(Type / Import)
22/06/2009
Electronique

Après un premier album sorti de manière plutôt confidentielle en 2007, le second long-format de William Fowler Collins paraît sur Type, label familier (avec Svarte Greiner entre autres) de cette ambient sombre. À cet égard, on a déjà souligné à plusieurs reprises combien il était difficile d’être réellement novateur en la matière, et véritablement performant sur disque, ce genre de musique se prêtant surtout à des prestations scéniques.
Bonne surprise ici : le caractère enveloppant des textures joue à plein, la superposition des nappes renforce la densité de l’ensemble, la noirceur du tout est pleinement assumée et chaque morceau s’étire dans la durée (dix minutes de moyenne) afin de profiter au maximum de cette distension du temps. Parfois même, on pourrait presque reprocher à l’États-unien de laisser s’étendre le titre juste pour la facilité, comme s’il n’arrivait pas à se décider à y mettre fin (voir le dernier tiers des vingt-et-une minutes de Dark Country Road).
Ne se limitant pas à cet empilement de nappes, William Fowler Collins insère également quelques crépitements, triturations et craquèlements qui tentent, en vain, de déchirer le magma sonore précédemment mis en place (le début de Dark Country Road). À d’autres endroits, c’est une sorte de souffle qui fait son entrée et tente ainsi de chasser l’épaisseur noire (Slow Motion Prayer Circle). Pour autant, rien n’y fait, c’est bien ce drone profond et opaque qui l’emporte en bout de course.
le 08/07/2009