(Record Label Records / Import)
24/12/2008
Electronique
Expérimental / IDM / Industriel / Breakbeat

Breakbeat / Expérimental / IDM / Industriel / Record Label Records / Tomoroh Hidari
Sous ce pseudo d’artiste japonisant, se cache Oliver Stummer, un artiste basé à Vienne en Autriche, mais qui sort ses productions sur des labels américains, Isolate pour son premier album et aujourd’hui chez Record Label Records. Also Spoke Zerothruster est un 12" quatre titres plutôt destiné aux DJs, mais pas forcément à ceux qui voudraient faire danser les foules...
À la base, une formation classique dont on pourra retrouver quelques discrètes influences ici, ensuite un goût prononcé pour les ambiances sombres et oppressantes, sans pour autant être complètement hostile aux séquences rythmiques. Afin de cerner un peu mieux le personnage, ajoutons qu’il est membre de la formation Kreuzweg Ost, assez marquée par la scène industrielle. Cocktail explosif allez-vous pensez ?
Pas tant que ca en fait... Il est clair que si ces éléments sont quelques pistes qui permettent de comprendre un peu mieux la démarche de l’artiste, son goût de l’expérimentation et son envie de casser les codes rend les frontières particulièrement floues. Il commence par malmener le dubstep sur Shranzall à base de déchirures numériques, infrabasses et rythmique déglinguée, et propose ensuite deux pièces assez longues et principalement rythmiques. On devine une guitare basse sur un Nothing régulièrement scandé, une sorte de dark techno toute en retenue, tandis que sur Extinction Event, Tomoroh Hidari donne l’impression de balancer ses breakbeats à côté d’un orchestre de musique classique contemporaine. Étonnant !
Et comme Also Spoke Zerothruster est un EP éclectique, on changera encore de style avec l’annonciateur Who Shot the Jazz Drummer, un titre lancinant mêlant timides plaintes d’un saxophone, violoncelle aux cordes fatiguées et frottements métalliques, une sorte de jazz concret en somme...
Ca part donc un peu dans tous les sens avec un noyau dur de breakbeat déviants et lourds. Certainement pas le genre de disque à mettre entre toutes les oreilles, mais voici un disque qui propose quelques belles ouvertures de brèches.
le 29/07/2009