(Plop / Differ-ant)
21/01/2009
Rock

Depuis que le label Plop a quitté, en avril 2006, le giron d’Impartmaint et a redémarré, sous une forme encore plus indépendante, nous n’avions pas eu l’occasion d’évoquer l’une des références sorties par la structure japonaise. Impair réparé avec cet album de Fuqugi, qui est en réalité la synthèse de deux EP sortis plus confidentiellement au préalable.
Composés entièrement à la guitare électrique, appelant à la divagation au gré des lignes joliment mélancoliques ainsi tissées, les quinze morceaux du disque semblent même parfois un peu trop forcer leur caractère émouvant. Pour autant, en adepte de ce type de post-rock alangui, de cette post-pop éthérée et de ces atmosphères propices à un certain vague à l’âme, on se laisse bercer et adhère sans difficulté aux propositions de Daiki Sakae, qui se rapprochent même de ce que quelques artistes signés sur Make Mine Music peuvent offrir.
Mêlant partitions mélodiques et trémoli chargés d’installer une nappe plus continue, le Japonais dose l’ensemble avec subtilité et grâce (notamment dans le dernier, et probablement meilleur, titre : Dandelion). Parfois trop brèves, ses pièces instrumentales auraient également pu gagner à être, par endroits, accompagnées de quelques ajouts électroniques afin d’apporter un peu de corps à une musique largement portée sur l’évanescence. Gageons que ce sera le cas dans le futur car, assurément, nous ne laisserons pas Fuqugi évoluer loin de ces pages.
le 30/07/2009