Paranoia Birthday

Hesta

(FF HHH)

 date de sortie

00/12/2008

 genre

Electronique

 style

Ambient / Drone / Minimal

 appréciation

 écouter

Hesta (extrait MP3)

 tags

Ambient / Drone / FF HHH / Minimal / Paranoia Birthday

 liens

FF HHH
Paranoia Birthday

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Après Il ne restera dont on parlait voici deux semaines, voici l’autre élément du diptyque avec Hesta. Cette nouvelle production est contruite exactement selon le même modèle, avec deux pistes de 28 et 10 minutes.

On a l’impression de retrouver les nappes d’orgues de Ni l’amour sur la première demi-heure de l’album occupée par le morceau titre Hesta. Cette fois le son se révèle être plus doux et feutré avec une composition nettement plus riche. Si l’on pouvait se lasser des drones lancinants et linéaires de l’album précédent, on a par contre tendance à bien accrocher à cette succession d’accords créant des mélodies répétitives, flottantes, donnant l’impression de tourner en rond, puis évoluant doucement après quelques répétitions. Le choix du traitement sonore et le parti pris d’un niveau sonore particulièrement faible s’avère intéressant, obligeant à tendre l’oreille pour déceler quelques bouillonnements et autres bruitages aquatiques, et ayant tendance à faire de ce premier morceau une véritable pièce de "wallpaper music", contribuant enfin à un certain mystère, ces vagues successives douces et feutrées s’apparentant à une épaisse brume qui ne semble se dégager que lorsque le son s’assourdit et que l’on approche du silence final.
On change assez nettement d’ambiance avec Something will be the end of, basée sur un drone nasillard. On retrouve a peu de chose près le même type de composition, plutôt minimaliste, et jouant sur un empilage de strates : lentes et graves oscillation en arrière plan, entrelacs de drones frétillants, avec ici un son très brut, ouvertement issu de machines lui conférant un petit côté industriel. Quelques rares élans viennent rompre la monotonie, des larsens se noient dans la masse et ajoutent encore au pouvoir des machines. Avec le temps, le son s’adoucit lentement, évoluant alors vers une sorte de nappe métallique.

Conseillé aux amateurs d’ambient minimale.

Fabrice ALLARD
le 23/08/2009

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