Fedaden

Broader

(Nacopajaz / Discograph)

 date de sortie

22/06/2009

 genre

Electronique

 style

Electronica

 appréciation

 tags

Electronica / Fedaden / Nacopajaz

 liens

Fedaden
Nacopajaz

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Il y a quelques mois on parlait du EP Verdad, celui-ci nous donnant alors un premier aperçu de l’album dont nous parlons aujourd’hui. Denis Fedabeille reste fidèle au label Nacopajaz chez qui il sortait son premier album éponyme en 2005. Quatre ans plus tard et après un superbe Palabras un peu plus expérimental, Fedaden revient à une electronica relativement classique sur ce troisième album.

On avait eu l’agréable surprise sur Palabras d’entendre un son un peu plus sombre, parfois proche d’une ambient minimale. Sur la durée d’un EP, le son scintillant et lumineux des harpes de Verdad, ses flûtes bucoliques apportait une certaine légèreté printanière bienvenue tandis que les basses ronronnantes contribuaient à donner une certaine énergie. Lumière et énergie semblent être les maitres mots de ce nouvel album avec des titres ultra mélodiques à la manière de ce que l’on peut trouver chez Expanding et des rythmiques aux habituels effets de cassures et syncopes issues de l’école anglaise Warp. On l’a déjà dit, la scène française ne compte pas énormément d’artistes dans ce registre, aussi Fedaden se voit assez logiquement comparé à Mondkopf. Les deux artistes, outre le fait d’être toulousains, partagent une excellente culture musicale, le gout des belles sonorités, ne perdent pas de vue l’émotion, et adoptent depuis quelques temps un son un peu plus dur, un peu plus tourné vers la piste de danse, à l’image de l’entêtant Music Box aux basses ronronnantes, ou Key avec ses lourdes percussions et glissements mélodiques.
Le genre étant maintenant bien balisé, on pourra par moment frôler l’ennui, par exemple sur un Broader aux mélodies fluides, un poil trop répétitif/linéaire, ou sur un Lluvia qui manque un peu d’amplitude, ce sentiment étant peut-être renforcé par le fait qu’il s’agit d’un album de longue durée (68mn). Heureusement, quelques pauses permettent de faire un break, se rapprochant de l’ambient sur Mélodie et son piano lointain, ou le magnifique et bien trop court Atlantis, tandis que l’on pensera aux Boards of Canada quand le son semble se noyer dans les nappes de Contrecœur. Fedaden fait de la musique électronique, mais ne délaisse pas l’acoustique pour autant, utilisant ici des tintements métalliques, ou se rapprochant d’une réelle batterie sur un Buralta que l’on a hâte d’entendre en live. Mais la plus grosse surprise, c’est cette collaboration avec Dominique A au chant sur un Danseur Inutile. Ouverture à la clarinette basse et tournoiements vocaux, un mariage inattendu, surprenant, mais qui nous apparaitra finalement logique et qui fonctionne à merveille.

De la nouveauté tout en restant dans une certaine continuité, Fedaden confirme son talent et nous montre qu’il n’a pas fini de nous surprendre !

Fabrice ALLARD
le 20/09/2009

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