(Ghostly International / La Baleine)
08/09/2009
Electronique

Electronica / Ghostly International / Lusine / Lusine ICL / Techno
Pour son nouvel album, Jeff McIlwain renoue avec son pseudonyme Lusine (pas forcément celui avec lequel il nous a le plus convaincu jusqu’à présent, d’ailleurs) et avec Ghostly International, label sur lequel, précisément, il effectue toutes ses sorties sous cet alias. Ne sachant plus trop quoi attendre d’un artiste passé par l’electronica-dub, l’ambient, une electronica plus mélodique ou une techno-pop aux beats appuyés, on pénètre un peu à l’aveugle dans A Certain Distance.
Histoire de faire un peu comme tout le monde, l’États-unien a choisi, pour ce long-format de convier des voix féminines à chanter sur trois des onze morceaux du disque. Conférant évidemment une touche plus pop à ses morceaux électroniques, la présence de Villa Larjosto et Caitlin Sherman banalisent également la production de Lusine, même s’il faut reconnaître qu’un titre comme Two Dots recèle une petite efficacité pas désagréable.
Quand il opère en instrumental uniquement, McIlwain travaille sur la durée et la répétition propre aux compositions électroniques. Que ce soit dans une veine apaisée (Thick Of It), dans des morceaux aux rythmiques plus franches (Baffle, Every Disguise et Double Vision) ou lorsqu’il intègre sa propre voix samplée (Crowded Room), le musicien joue allègrement sur les boucles et itérations, sans nécessairement faire évoluer considérablement ses titres. S’il en ressort à force une légère impression de systématisme, ce souci d’étirer sur la longueur ses morceaux apporte une forme de cohérence à un album loin d’être indispensable, mais suffisamment intéressant pour mériter une écoute.
le 29/09/2009