Geert Goiris : Imagine there’s no countries

 date

du 09/09/2009 au 08/11/2009

 salle

Crédac,
Ivry-sur-Seine

 appréciation
 tags

Crédac / Geert Goiris

 liens

Crédac

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Suspension
(courtesy Galerie Art :Concept)

Photographe belge, Geert Goiris propose, en une quinzaine d’œuvres (principalement de grands clichés, mais également deux séries et une suite de diapositives) de s’attacher à des paysages majoritairement vierges et isolés dont il insiste sur la dimension onirique, voire quasi-fantasmagorique. Pour ce faire, il peut ajouter des éléments au lieu photographié lui-même (Curonia et cette sorte de voile-moustiquaire capable de capter la lumière, Suspension et sa fausse séance de spiritisme), s’intéresser à un rocher à la forme intrigante (Rock) ou travailler sa photo a priori ou a posteriori : surexposition jusqu’à la blancheur (Triptyque Crown Bay), adjonction d’éléments lumineux (3 Suns).

Dépourvus de présence humaine, ces paysages immenses (désert, forêt, océan) ne sont pour autant pas mis au service d’un catéchisme écologique (tendance pourtant dramatiquement en vogue ces derniers mois) type « l’homme a tout détruit, seule la nature à l’état brut est belle », etc… De fait, qu’il s’agisse des prises de vue d’éléments purement naturels comme de réalisations humaines (Pools At Dawn), la nature morte demeure le vecteur favori de Goiris.

Cependant, comme emporté par son propre mouvement, le Belge peut aussi se perdre dans quelques naïvetés (le titre de l’exposition, naturellement tiré du Imagine de John Lennon, avec tout ce qu’il peut charrier d’utopisme bon enfant) ou facilités comme la série Slowfast dans laquelle il met en parallèle des rocket-cars (ces voitures très basses propulsées par un moteur de fusée) et la quiétude de la banquise ou des falaises qui leur servent de terrain de jeu.

François Bousquet
le 30/10/2009

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