27/11/2009
Scopitone,
Paris
C’est surtout en tant que fan de Scanner que l’on était là ce soir, pour notre première fois au Scopitone. Le premier groupe a déjà commencé lorsque l’on entre dans la salle, assez peu remplie, mais la configuration du lieu permet aux spectateurs de prendre un verre à l’écart de la salle ce qui tend à tromper sur le nombre de personnes réellement présentes. De notre côté on se rend assez vite compte que la musique de Revival Kensuke n’est pas vraiment faite pour nous, aussi on se dirige vers le bar pour prendre un verre. Pas de bière pression, la bouteille de Carlsberg à 6€, bienvenue au Scopitone !
C’est donc dans un club plutôt qu’une salle de concert que Githead prend place vers 22h. Commençons par les présentations puisque c’est la première fois que l’on parle de cette formation. En fond de scène, Max Franken, le batteur au look d’Aphex Twin. Comme Malka Spiegel ici à la basse, il est membre du groupe new wave Minimal Compact. Si son laptop n’est pas très loin, Robin Rimbaud (Scanner) est tout de même principalement à la guitare ce qui relativise l’intérêt que l’on peut avoir pour cette formation pop-rock, ou art-rock pour les puristes, le précédent album du groupe étant même intitulé Art Pop. Enfin en front de scène, à la guitare et au chant, Colin Newman, principalement connu en tant que leader du groupe culte Wire.
_ Vue la renommée de chacun des autres projets des quatre musiciens, on aura tendance à penser que Githead, qui n’a jamais vraiment décollé, est un peu un side-project pour tout le monde. Scanner nous avouera même qu’il s’agit pour lui d’un projet récréatif, une façon de jouer encore un peu les jeunes rockeurs. Justement ce sont quelques sonorités électroniques qui ouvrent le concert, puis Colin Newman grattouille sa guitare, Max Franken donne quelques coups sur ces cymbales, Malka Spiegel fait vrombir sa basse, tout le monde semble prêt, et c’est parti pour une heure d’un rock gentiment poppy. On sera assez étonné par le résultat qui nous paraitra carré, tout le temps efficace, alors qu’ils ne répétaient que 2 jours plus tôt et qu’il s’agissait là de leur deuxième date sur une tournée n’en comprenant que quatre. Le quatuor fait preuve d’une certaine décontraction, blague entre chaque morceau, se fait véritablement plaisir à jouer sur scène, et cette joie est plutôt communicative. Du coup les titres défilent dans la joie et la bonne humeur à un rythme soutenu, et quand l’un d’eux ne se souvient plus de ses accords, un autre vient les lui rappeler, bref, à la fois à la bonne franquette mais en même temps très pro.
Après, c’est une question de goût qui fait qu’il y a peu de chance qu’on retourne les voir en concert, mais comme souvent, le live à suscité notre curiosité et on essayera de jeter une oreille à Landing leur nouvel album qui devrait se révéler plaisant.
le 06/12/2009