(Ammonite Records / Import)
01/07/2009
Electronique

Ammonite Records / Keep Away From Heat / New Wave / PNDC / Pop
L’an dernier, on vous parlait du premier album de Keep Away from Heat, le projet electronica du serbe Predrag Nedic qui était déjà actif sous divers pseudo, dont PNDC que l’on retrouve ici avec son dernier album en date de ce projet plutôt orienté new wave. Pour ce deuxième album PNDC renouvèle sa collaboration avec le grec Housework alors qu’ils ne se sont jamais rencontrés, encore une fois la magie d’internet.
PNDC est le principal compositeur de l’album, l’initiateur du projet, responsable de toute la base musicale. Housework rajoute quelques éléments, souvent très bien sentis comme des guitares un peu acérées qui donnent une toute autre couleur à certains titres, ou l’orgue de The Fix, absolument merveilleux, mais il est aussi responsable de l’ensemble des textes et de la plupart du chant.
L’album s’ouvre sur le très beau At My Door, un instrumental parfaitement choisi pour entrer dans l’univers du duo, mêlant syncope électronique et guitares aériennes, plus proche d’un post-rock ambient que de la new wave qui suit. On est ensuite en terrain un peu plus balisé. On sent la production particulièrement soignée et on devine l’intérêt de PNDC pour les belles sonorités sur 30.000 Feet, tandis que parallèlement opère un retour vers les années 80. La voix de Housework, sombre, le phrasé, les intonations que l’on pourra trouver maniérées, tout contribue à faire pencher le projet vers une new wave tout à fait convaincante. Les amateurs du genre devraient craquer à l’écoute de Animal Farm et de ce cette basse particulièrement référencée, une voix sombre, proche du murmure, mais on trouvera le vocoder dispensable. Parfois les guitares se lâchent, se tournant alors vers des chansons électro-pop-rock pas désagréables (What’s The Harm), et par deux fois c’est Shadowlike (Marina Skiadaresi) qui se charge de la voix, chantées sur Pilots, plus proche d’un spoken word alambiqué façon Laurie Anderson sur Goodnight.
Comme pour compléter l’album, trois remixes clôturent le disque. Pas mauvais en soit, on regrettera leur manque de personnalité, restant trop proches des versions originales, sans réelle valeur ajoutée et s’avérant au final dispensables.
Un album agréable, qui fera mouche auprès des amateurs du genre, une sorte de récréation au milieu des expérimentations dont nous parlons ici habituellement.
le 07/02/2010