(Parvoart Recordings / Import)
04/01/2010
Rock

Membre du groupe shoegaze Should et gérant du label Words On Music (principalement consacré à ce style musical, avec un peu d’indie-rock et de slowcore en sus), Marc Ostermeier n’avait pas encore été évoqué dans ces pages, peu coutumières de ce type de musique. La donne va changer en ce début 2010 puisqu’outre ce mini-album sur Parvoart Recordings, un autre mini-album est annoncé pour mars sur hibernate, avant un long-format sur Words On Music. De surcroît, et c’est la raison principale de l’existence de cette chronique, Ostermeier opte, pour ses travaux en solo, pour une musique empruntant largement à l’ambient et à un post-rock alangui.
Très loin des murs de guitare de son groupe d’origine, l’États-unien se concentre ici sur de lentes mélodies de piano ou de six-cordes posées sur une structure composée de quelques pulsations électroniques éparses. Celles-ci peuvent opportunément se faire un peu plus présentes (les très probants Clockwork et Scratchy), juste au moment où l’on commençait à se dire qu’Ostermeier avait probablement trop écouté E Luxo So. De même, les rythmiques savent apparaître sous des atours plus pointus, habiles contrepoints à des notes de clavier plus suaves (His Station (In Life)).
C’est véritablement avec cette approche que le musicien de Baltimore se fait le plus convaincant et Continuity vient le démontrer en creux, peu emballant que s’avère ce titre et sa rythmique assez pauvre et basique. Enfin, pour terminer ce mini-album (Persuasion), la guitare s’arrondit et les éléments synthétiques flirtent avec des sortes de vents électroniques pour une nouvelle réussite.
le 19/02/2010