Omni

Omni

(Presqu’île Records / Metamkine)

 date de sortie

05/09/2009

 genre

Electronique

 style

Improvisation / Noise / Live

 appréciation

 écouter

4 extraits (MP3)

 tags

Improvisation / Live / Noise / Omni / Presqu’île Records / Tetuzi Akiyama / Toshimaru Nakamura

 liens

Toshimaru Nakamura
Tetuzi Akiyama
Presqu’île Records

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Omni est un trio japonais formé en 2006 mais qui nous apparaît ici comme le trio d’un soir puisqu’il s’agit ici d’un enregistrement live, réalisé à Tokyo en novembre 2008, et que l’on ne trouve aucune autre référence discographique de cette formation. On y retrouve quelques grands noms de l’impro japonaise puisque le trio est formé par Toshimaru Nakamura, Tetuzi Akiyama, et Kato Hideki dont nous avons moins eu l’occasion de parler sur ces pages mais qui est notamment co-fondateur de Ground Zero avec Otomo Yoshihide. Il s’agit de la troisième sortie de Presqu’île Records, un jeune label basé au Mans qui semble se spécialiser dans les lives d’improvisations d’artistes nippons.

Par nature, Omni est un album difficile d’accès, d’une musique expérimentale qui se crée en live et dont on perd ici naturellement tout l’aspect visuel. Reste toutefois l’intérêt documentaire d’une telle rencontre, puisque si les trois japonais travaillent dans le registre de l’improvisation, ils possèdent tous un univers bien distinct. Omni se crée ainsi un son entre les fulgurances rock-noise de Tetuzi Akiyama (guitare électrique), le micro-bruitisme de Toshimaru Nakamura (table de mixage et guitare électrique) et la pesanteur de Kato Hideki (basses).
L’aspect improvisé l’emporte sur la notion de groupe puisque les trois musiciens arrivent sur scène avec leurs propres sons, boucles, séquences, sans ce concerter auparavant. Les sonorités fusent alors de toute part, avec généralement d’importantes effusions bruitistes. Entre les crissements de guitares, larsens, et crachotements électroniques, on a tendance à se demander où est la part de travail de Toshimaru Nakamura. Le son globalement épais, plein de textures, parfois ponctué de percussions métalliques ou de coups sourds, semble être largement influencé par la musique industrielle. Par moments le trio retrouve le calme et produit une musique improvisée plus classique, plus aérée, permettant de retrouver la part de chacun, les micros sonorités et gazouillis de Nakamura venant chatouiller les ronronnements de basse de Hideki, tandis qu’Akiyama lance des notes abstraites.
Le set d’une quarantaine de minutes se termine par un très beau final que l’on pourra presque qualifier d’ambient, minimaliste mais changeant, avec nappe-drone, tintements et micro-crissements électroniques, le moment fort de l’album. Une deuxième piste de 5mn représentant certainement le rappel de la soirée, permet de retrouver le trio sur un format court, plutôt calme mais inquiétant, un peu à l’image de la pochette du disque.

Musique improvisée, difficile à conseiller à d’autres personnes que les amateurs de ces trois artistes déjà largement reconnus dans le milieu. Comme on le disait initialement, Omni permet de documenter cette collaboration qui semble être rare.

Fabrice ALLARD
le 03/03/2010

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