Autechre

 date du concert

20/03/2010

 salle

La Machine du Moulin Rouge,
Paris

 tags

Autechre / La Machine du Moulin Rouge

 liens

Autechre
La Machine du Moulin Rouge

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Nous n’avions vu Autechre en live qu’une seule fois, en 2001, au Batofar. Le genre de prestation qui ne nous avait pas vraiment donné envie de faire le déplacement au Point Ephémère en 2005, et guère plus au Rex Club en 2008. Cette année, on était curieux de voir si quelque chose avait changé, tout en restant aussi méfiant que le chat échaudé.

Direction l’ex-Locomotive, renommée La Machine donc, et arrivée sur place vers 22h30 pour découvrir qu’Autechre ne passerait qu’à 1h30. On rebrousse donc chemin histoire de prendre un verre ou deux ailleurs pour ne se représenter sur place que vers 1h15. Le temps de passer par le vestiaire et le bar judicieusement placés sur notre trajet, et de dire bonjour à quelques connaissances, il est 1h29 et les lumières s’éteignent dans la salle. Extrême ponctualité. On tente alors une approche de la fosse, entre viande saoule, "journalistes" people, artistes, organisateurs de concerts et festivals pour finalement décider de rester à distance raisonnable. De toute façon la salle est plongée dans le noir, c’est tout juste si l’on devine deux diodes blanches signifiant la présence du duo anglais, et le son est correct alors que nous sommes proche de la console de mixage.

Surprise d’abord avec une introduction rythmique minimale et aérée laissant présager une nette différence avec leur prestation de 2001. Très vite le son devient plus dense, la régularité rythmique laissant la place aux syncopes et crissements métalliques qui se révèleront par moment quasi mélodiques. Car oui, même s’il s’agissait ici de crissements ou plus loin de froissements industriels, Autechre ne se fait plus uniquement rythmique et nous surprendra avec quelques brèves nappes et des basses rondes dans la deuxième moitié de leur set que l’on croirait sorties de Incunabula ou Amber. Sur un set de près d’1h15, le duo nous laissera une impression de compilation, alternant avec une certaine régularité entre séquences aérées et rythmiques syncopées, entre techno hardcore et mélodies post-industrielles.
Malheureusement pour nous, Autechre se produit dans le noir complet, donnant l’impression de n’être là que pour le son, présenter ce qu’ils font de mieux sans la moindre distraction visuelle. Un choix tout à leur honneur mais qui une nouvelle fois nous donnait plutôt envie d’écouter leurs albums à domicile, avec le confort et la qualité sonore qui nous semble plus appropriés à la finesse de leur travail.

Fabrice ALLARD
le 24/03/2010

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